Une expertise menée par les autorités judiciaires a révélé de nouveaux éléments dans l’affaire de l’ancienne ministre des télécommunications, Houda-Imane Faraoun. Elle serait, selon des sources médiatiques, inculpée dans des affaires de dilapidation de biens publics et dans celles de Huawei et ZTE.

En effet, selon les informations publiées par le quotidien francophone Le Soir d’Algérie, l’ancienne ministre des Télécommunications, Houda-Imane Feraoun, serait accusée, selon une nouvelle expertise judiciaire, de « dilapidation de sommes s’élevant à des millions de dollars ». Elle serait également inculpée dans les affaires de Huawei et ZTE.

La même source explique que ces deux affaires concernent le projet de modernisation de la stratégie nationale pour améliorer le débit de la connexion internet en Algérie. Le projet, indique l’expertise menée par la justice, n’a pas été finalisé, seulement 19% réalisés avec Huawei et 11% avec ZTE.

Par ailleurs, l’expertise mentionne le nom de l’ancienne ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt, dans l’affaire du groupe Amor Benamor. Elle serait accusée dans un dossier stipulant « cinq millions de francs suisses dilapidés pour des affaires qui n’ont jamais été menées à terme ». Ajoutant que l’ancienne responsable du secteur de l’industrie était associée avec le groupe agroalimentaire avec son nom d’épouse.

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Pour rappel, les deux anciennes ministres ont été placées, le 9 décembre dernier, en détention provisoire. Les deux mises en cause, qui ont comparu devant le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, sont poursuivies dans des affaires de corruption. Elles ont été interrogées sur des affaires de malversations et de corruption pendant l’exercice de leurs fonctions. Les deux ex-ministres ont été placées alors sous interdiction de sortie du territoire national (ISTN).

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