Le tribunal correctionnel de Perpignan, dans le Sud de la France, a condamné cinq sans-papiers algériens à la prison ferme. Les cinq sans-papiers, condamnés à des peines allant de six mois à deux années, ont été reconnus coupables de vols multiples auxquels s’ajoutent les escroqueries à la carte bancaire, indique, mardi 26 janvier, le média français L’indépendant.

Selon la même source, les cinq sans-papiers algériens sont reconnus coupables de plusieurs faits. Ils sont accusés d'avoir volé des voitures, des objets trouvés à l’intérieur des véhicules, dans les cabanons de jardin, pour ensuite les revendre. Plusieurs cartes bancaires ont également été dérobées avant d’être utilisées. Les enquêteurs ont pu remonter jusqu'à eux, grâce aux traces laissés par l’un des voleurs dans une voiture volée de marque Kangoo.

Les cinq sans-papiers condamnés

Accompagné d’un interprète, l’un des sans-papiers algériens a déclaré lors de sa comparution devant le tribunal correctionnel de Perpignan : « Oui, j’ai conduit la voiture, mais c’est Untel qui me l’a prêtée ; je ne savais pas qu’elle était volée. C’est Untel qui m’a donné sa carte de crédit. J’ignorais qu’elle ne lui appartenait pas. Je n’ai pas lu le nom qui y était inscrit car je ne lis pas l’alphabet latin », a-t-il soutenu.

Par ailleurs, les avocats de la défense ont tenté de défendre la relaxe pour les cinq sans-papiers algériens en mettant en avant l’immense précarité dans laquelle ils évoluent. Les avocats, Mes Chassonaud, Caillaud, Llati et de Guardia de Ponté ont soutenu : « S’ils ignoraient utiliser des objets volés, il n’y a aucun élément intentionnel. Il faut donc les relaxer, au moins au bénéfice du doute. Puis, il s’agit de jeunes dans un état de précarité extrême ».

Le tribunal de Perpignan a prononcé son verdict en condamnant les cinq sans-papiers algériens sans emploi et sans domicile fixe à la prison ferme. Ainsi, selon leur degré d’implication, les cinq prévenus déférés devant le juge ont écopé des peines allant de six mois à deux années de prison ferme avec une interdiction formelle d’entrée sur le territoire français.

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