Alors que l’économie nationale connaît une récession, le gouvernement Djerad refuse d’ouvrir la porte aux investissements. Durant l’année 2020, l’économie algérienne a été frappée de plein fouet par la pandémie du coronavirus et par la chute des prix du pétrole.

En effet, la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus et la chute des prix du pétrole ont eu un impact désastreux sur l’économie algérienne. En même temps, le gouvernement du Premier ministre Abdelaziz Djerad n’envisage toujours pas d’étudier la relance des investissements, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Ainsi, les autorités du pays maintiennent le gel des activités du Conseil national d’investissements (CNI). Cet organisme est habilité à accorder et à approuver des investissements importants, dont la valeur est égale ou supérieure à cinq milliards de dinars.

La nouvelle loi sur l’investissement ayant été programmée pour la fin 2020 ensuite pour janvier 2021, n’a toujours pas été ratifiée. Cette loi permettrait l’élaboration d’une feuille de route pour relancer les investissements étrangers. Donc, la loi sur les investissements reste jusqu’à aujourd’hui suspendue, au moment où le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, continue à faire des promesses qui n’ont pas été concrétisées.

Le gouvernement Djerad a échoué, selon un économiste

A noter que l’Agence nationale du développement des investissements (ANDI) n’a recensé durant ces deux dernières années, c’est-à-dire bien à avant l’apparition de la pandémie du coronavirus, aucun investissement étranger. Les spécialistes expliquent que l’instabilité politique et économique que l’Algérie connaît depuis février 2019 a causé le recul des investissements étrangers.

L’économiste Ahmed Alouane estime, dans une déclaration au quotidien arabophone El Khabar, que le gouvernement Djerad n’a pas réussi à mettre une nouvelle feuille de route pour relancer des investissements nationaux concrets. Par ailleurs, la même équipe politique n’a pas réussi, selon le spécialiste, à éliminer les causes, notamment juridiques et législatives, qui ont conduit à la réticence des investisseurs étrangers.

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