Le ministère des Affaires religieuses a rendu public, ce mercredi 3 février, la liste des imams qui ont été admis à officier à la mosquée de Paris. Cette liste publiée sur la page Facebook du ministère contient 70 imams de différentes wilayas dont 10 qui resteront dans la liste de réserve.

Le ministère a appelé ces imams à préparer leurs dossiers administratifs afin de pouvoir être envoyés en France. Ces 70 imams ont été choisis parmi 529 qui ont passé le concours préparé à cet effet par le ministère. Par cette démarche, l’Algérie confirme son attachement à la gestion de la mosquée de Paris. Une démarche qui sonne comme une mise au défi des autorités françaises qui avaient décidé de la fin de mission d’imams détachés par des pays étrangers, dont l’Algérie.

L’Algérie envoie ainsi un signal fort aux autorités françaises. Elle ne cesserait pas d’envoyer des imams en France. Le ministre algérien des Affaires religieuses a affirmé auparavant que les imams retenus vont bénéficier d’une formation pour ensuite officier en tant qu’imam en France. Le recrutement de ces imams est passé par un examen oral en langue française pour évaluer leur niveau de maîtrise linguistique, mais aussi leur compréhension du livre saint de l’islam.

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L’Algérie défie la France

Comme rapporté précédemment par Observ’Algérie, le gouvernement français se retrouve confronté à la résistance de l’Algérie pour faire passer son projet. La question de la gestion des mosquées se trouvant sur le territoire français est à l’origine de cafouillages entre l’Algérie et la France.

Par ce geste de l’Algérie, le projet phare du président français Emmanuel Macron, visant à mettre fin « aux influences étrangères exercées sur l’islam de France », peine à voir le jour. Macron se retrouve dans une situation où il doit renégocier les accords qui permettent à l’Algérie, au Maroc et à la Turquie d’envoyer et de rémunérer des imams officiant dans les mosquées de l’Hexagone.

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