Le procès des assassins de l’alpiniste français Hervé Gourdel devait s’ouvrir, ce jeudi 4 février, au tribunal de Dar El Beïda à Alger. Le guide de hautes montagnes français a été kidnappé ensuite décapité, en 2014, par un groupe armé ayant prêté allégeance à l’Organisation terroriste Daech.

Le procès des personnes accusées dans l’assassinat du Français Hervé Gourdel devait s’ouvrir aujourd’hui au tribunal de Dar El Beïda, à l'est d'Alger. Il a été finalement été reporté au 18 février en raison de l’état de santé du principal accusé Abdelmalek Hamzaoui. Devaient comparaître devant la justice, quatorze personnes ; 8 ravisseurs présumés, 5 accompagnateurs algériens du Français et une autre personne, dont les liens avec cette affaire n’ont pas été précisés.

Les cinq accompagnateurs de Hervé Gourdel ont été kidnappés avec lui et ensuite relâchés au bout de quatorze heures. Il leur est reproché d’avoir tardé à informer de l’enlèvement de l’alpiniste français. L’accusation de non-dénonciation de crime est passible de cinq ans de prison. Le principal accusé devait comparaître aujourd’hui devant la justice algérienne, tandis que les 7 autres accusés, toujours en fuite, devaient être jugés par contumace. Ils ont été inculpés pour « enlèvement, torture et meurtre avec préméditation » et « création et organisation d'un groupe terroriste armé ». Des accusations passibles de la peine de mort.

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Une proche de Hervé Gourdel s’exprime

Françoise Grandclaude, la compagne de l’alpiniste français, a révélé, dans une déclaration à l’Agence France presse (AFP), que la « famille est heureuse » que le procès des assassins de Hervé ait enfin lieu. « J’attends de savoir comment les événements se sont déroulés exactement et d’entendre les personnes qui seront présentes, surtout l’accusé principal … peut-être offrira-t-il [le procès] un espoir pour les familles et les proches de victimes touchées par le terrorisme », a-t-elle confié.

Pour rappel, Hervé Gourdel s’était rendu en Algérie en septembre 2014 à l’invitation d’amis pour explorer un site d’escalades dans le massif touristique du Djurdjura, en Kabylie. Le 21 septembre, le groupuscule jihadiste Djound Al-Khilafa avait menacé l’exécution de l’alpiniste si le gouvernement français ne cessait pas ses frappes contre Daech en Irak. Une vidéo de sa décapitation fut publiée quelques jours plus tard par les terroristes. Une vidéo qui a provoqué l’indignation et le choc sur les deux rives de la Méditerranée.

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