Le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, s’est exprimé une nouvelle fois sur les raisons du gel de l’importation des véhicules de moins de 3 ans. Le membre du gouvernement accuse ceux qui veulent importer des véhicules d’occasion et dénonce la complicité de certains pays européens.

En réponse à une question orale du député Hassan Aribi, lors d'une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), Ferhat Aït Ali a réitéré son refus d’appliquer une mesure qui figure pourtant dans la Loi de finances 2020. Au lieu de donner des explications claires, le ministre de l’Industrie a pointé un doigt accusateur vers ceux qui veulent importer des véhicules de moins de trois ans.

Selon lui, « ce n’est pas le client algérien qui va prospecter les marchés européens ou asiatiques pour acheter un véhicule. La majorité des véhicules importés dans les années 1990 et ceux qui allaient être dans le cadre des autorisations d’importation, a-t-il indiqué, passaient par l’intermédiaire de groupes d’intérêts, je dirais même des bandes, petites ou grandes, qui importaient les véhicules de moins de dix ans et trafiquaient les documents ».

Ferhat Aït Ali parle aussi de la complicité des autorités de certains pays exportateurs, principalement en Europe. « Certains disent qu’on ne peut pas trafiquer les documents. En Europe, lorsqu’il s’agit d’exporter des produits vers l’Algérie, ou vers d’autres pays de manière générale, les autorités ferment les yeux. Il n’y a ni contrôle, ni rien du tout. Ça nous est arrivé dans un passé récent et ça nous arrivera à l’avenir », a-t-il accusé.

« Si l’Algérie a perdu en 20 ans des centaines de milliards de dollars à travers les surfacturations, y compris sur l’importation d’engins inexistants, c’est parce que le contrôle a priori dans les pays de provenance ne se fait pas », a encore asséné le ministre de l’Industrie.

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