En Algérie, les déclarations des membres du gouvernement ne cessent de défrayer la chronique. Dans sa toute dernière sortie médiatique, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, a affirmé que « posséder une voiture n’est pas le rêve de la majorité des Algériens ». 

Invité, ce samedi 13 février, au forum du quotidien arabophone El Hiwar, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, a eu des propos étonnants. Il a déclaré que « le rêve de la majorité des Algériens ne s’arrêtait pas à une voiture ». Pour lui, cette « majorité » « rêve d’un pays indépendant et prospère sur le plan économique ». Et si certains rêves « détruisent l’économie », le rêve de posséder une voiture « reste possible en Algérie », ajoute-t-il.

Le premier responsable du secteur de l’industrie a ajouté que le rôle du gouvernement ne consistait pas à « réaliser les rêves de ses citoyens », puisque, affirme-t-il, « le plus grand rêve est de bâtir un Etat permanent et une forte industrie ». Dans le sillage de son argumentaire, il a estimé le nombre des Algériens désirant posséder une voiture entre 200 000 et 300 000 personnes. « Ce qui ne représente pas 45 millions d’Algériens », a-t-il insisté.

Plus récemment, le même ministre, qui revenait sur les raisons du gel de l’importation des véhicules moins de trois ans, a accusé ce qu’il a qualifié de « bandes » et de « groupes d’intérêts » d’avoir importé, dans les 90, des véhicules vieux de 10 ans, en les faisant passer pour des véhicules de moins de 3 ans, en évoquant la complicité de pays européens.

Concernant les véhicules neufs, le premier responsable du secteur a fait savoir que l’identité des concessionnaires ayant obtenu l’autorisation provisoire d’importer serait révélée au grand public « assez bientôt ». Pour rappel, c’est en janvier dernier que le département de Ferhat Aït Ali a octroyé des autorisations provisoires à cinq concessionnaires, après avoir examiné 27 dossiers.

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