Des dizaines de victimes du terrorisme se sont rassemblées ce week-end devant le siège de la wilaya de Relizane, dans l’ouest de l’Algérie. A travers leur action, ces citoyens dénoncent leur mal-vivre et réclament des solutions concrètes à leurs préoccupations. A commencer par l’indemnisation de toutes les victimes de la décennie noire.  

Devant le siège de la wilaya de Relizane, ils étaient des dizaines de victimes du terrorisme à manifester leur colère. Dans des déclarations rapportées par le quotidien El Watan, les protestataires ont exprimé leur ras-le-bol de la « hogra » (mépris) qu’ils disent subir et revendiquent des solutions efficaces à leurs doléances.

Les manifestants appellent également les autorités à reconnaître leurs « sacrifices pour le bien de la Nation durant la décennie noire ». « Qu’ils reconnaissent les efforts et les sacrifices que nous avons consentis durant cette période de douleur ! », insistent-ils, estimant que ce qu'ils endurent aujourd'hui est encore plus difficile que ce dont ils ont souffert « durant les années de barbaries ».

Lors du même sit-in, les contestataires sont revenus sur l’instruction interministérielle de février 2018, signée conjointement par les ministères de la Défense, de l’Intérieur et du Travail. Dans cette instruction, il est question d’indemnisation au profit des personnes ayant subi des dommages physiques ou matériels suite à des actes de terrorisme ou dans le cadre de la lutte antiterroriste.

À lire aussi :  Centre TCF à Alger : Nouvelle adresse et nouvelles procédures

« Nous avons tout donné et tout sacrifié pour que l’Algérie reste debout et nous nous retrouvons aujourd’hui abandonnés et laissés à notre sort avec une maigre pension de 5 000 DA/ mois », ont-ils dénoncé. Les protestataires ont, aussi, réclamé l’amélioration du cadre de vie des veuves des victimes du terrorisme :  « Leurs maris se sont sacrifiés pour le pays », rappellent-ils encore.

Lire aussi : Algérie : Un ancien champion de lutte condamné à de la prison ferme pour terrorisme