Le marché noir des devises retombe de nouveau dans sa léthargie. Ce marché, durement impacté par la fermeture des frontières, tourne au ralenti. Néanmoins, la monnaie unique européenne maintient toujours un taux au-dessus de la barre symbolique des 200 dinars. Elle a enregistré une hausse légère, mais demeure relativement stable ce dimanche 14 février. Sur le marché officiel en revanche, l'euro a faiblement reculé. 

En effet, l'euro a légèrement progressé sur le marché parallèle. Il est « acheté » à 210 dinars par les cambistes qui le « revendent » à 213 dinars. Les taux des autres devises demandées sur le marché parallèle en Algérie restent plus ou moins stables également, à l’instar du dollar américain, qui s’échangeait, toujours dimanche, à 171 dinars à l’achat et à 174 dinars à la vente.

La livre sterling est également restée stable. Elle vaut 225 dinars à l’achat et 230 dinars à la vente. Le franc suisse s’échangeait à 183 dinars à l’achat et 187 dinars à la vente. Enfin, le dollar canadien s’échangeait à 129 dinars à l’achat et 133 dinars à la vente sur les principaux marchés parallèles en Algérie, à l’image du Square Port-Saïd, à Alger.

Il faut dire que le marché noir des devises vit des moments difficiles en raison de la situation sanitaire qui se complique en Europe et qui empêche la réouverture des frontières algériennes et la reprise des exportations, deux paramètres essentiels qui ont un grand impact sur la demande des principales devises étrangères.

Léger recul de l’euro sur le marché officiel

Dans le circuit officiel, la monnaie européenne a légèrement reculé. Selon les chiffres de dimanche 14 février de la Banque d’Algérie, l’euro vaut 160,19 dinars à l’achat et 161 dinars à la vente. Le dollar a, par contre, légèrement progressé. Il s’échangeait à 132,78 dinars à l’achat et 132,88 dinars à la vente.

Il faut signaler que ces taux ne sont valables que pour les transactions officielles de la Banque d’Algérie. Ils répondent à la volonté politique de déprécier la valeur du dinar, afin de juguler le déficit budgétaire de l’Etat.

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