Les ressortissants algériens établis en France vivent une véritable galère avec les services consulaires de leurs pays. Les relations se sont davantage dégradées durant ces derniers mois, surtout depuis l’apparition de la Covid-19. Les membres de la diaspora algérienne se plaignent surtout du mauvais accueil et des agressions verbales dont ils font souvent l’objet dans certains consulats.

Selon les chiffres donnés par le site francophone La Nouvelle République, quatre Algériens sur cinq établis en France trouvent que leur présence au niveau des consulats d’Algérie n’est pas souhaitable par les agents consulaires. Selon les témoignages recueillis par ce média, le comportement de certains fonctionnaires de services consulaires n'honore pas ces institutions. Leur attitude est qualifiée d'abjecte et d’inacceptable.

Les ressortissants algériens établis en France interpellent les hautes autorités de l’Etat afin d’intervenir et de mettre fin à ces agissements, mais aussi à la bureaucratie qui prévalent dans ces représentations diplomatiques.

« On est considérés comme des étrangers dans nos consulats », se plaint Mahmoud, un des Algériens interrogés. Et d’ajouter : « Nous devons normalement être en sécurité, à l’aise et surtout heureux car nous sommes dans une institution de notre pays. Ce ne fut pas malheureusement le cas, on se sent étrangers dans nos consulats et même l’accueil laisse à désirer ».

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Pour rappel, en décembre dernier, une étudiante algérienne avait été violemment agressée par deux agents de sécurité au Consulat d’Algérie à Créteil. La femme en question, qui s’est retrouvée dans la précarité, s’est rapprochée du service social du consulat, afin de bénéficier d’une aide ou d’un bon alimentaire, tout au moins.

Mais au lieu de la prise en charge de sa demande, elle s’est fait agresser par deux agents de sécurité du consulat. Le calvaire de l’étudiante a commencé lorsqu’elle avait voulu savoir les raisons du refus de l’assistante sociale de lui venir en aide. Elle avait demandé à voir le consul général, afin de lui exposer son problème.