Le rappeur franco-algérien Médine a annoncé dans un entretien avec Mediapart, publié mardi 23 février, avoir porté plainte pour diffamation contre la députée LREM Aurore Bergé. Cette dernière l’avait qualifié publiquement, de « rappeur islamiste » qui « disait qu’il fallait tuer des laïcards », l’accusant également d’avoir proféré un « appel au meurtre ».

L’auteur d’Alger Pleure estime que le fait d’être « musulman, avec une barbe et issu de l’immigration » fait de lui « une sorte d’épouvantail que certains politiques, en manque de buzz et ayant besoin de visibilité, utilisent régulièrement pour relancer le débat sur la présence musulmane en France ».

Le rappeur franco-algérien qui a porté plainte pour diffamation réclame une condamnation et des excuses publiques de la part de la députée. Il assure qu’il ne laissera «passer les propos de ceux qui se permettent de me faire dire des choses que je n’ai pas dites ou de me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes».

Décidé à aller au bout de sa démarche, l’artiste défie la députée LREM « de prouver que j’ai vraiment fait des appels au meurtre, que j’ai été dans quelque chose d’ambigu concernant cette idéologie mortifère. Ce qui est impossible ».

Par ailleurs, Médine regrette que les politiques ne s’intéressent plus aux débats d’idée.  «J’ai l’impression que le temps du dialogue est révolu», regrette-t-il. Il précise : «J’ai la possibilité, en tant qu’artiste populaire, de répondre à cette dérive radicale. Je connais les moyens d’accéder aux médias, je connais le chemin juridique qui me permettra de faire valoir mes droits. Je suis exposé, je suis dans la lumière et je dois servir d’exemple, voire de symbole à tous les gens qui me suivent».

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