Le procès en cassation des auteurs de l'attentat qui a ciblé, le 11 avril 2007, le palais du gouvernement algérien, faisant 20 morts et 222 blessés et dans lequel sont impliqués 18 individus, est de nouveau reporté. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 24 février, le tribunal criminel près la Cour d'Alger qui a reprogrammé cette affaire pour une prochaine session pénale. Ce nouveau report est motivé par l'absence de la défense des accusés.

Le procès en cassation concerne six accusés arrêtés sur seize condamnés à la peine capitale. Le pourvoi en cassation des jugements prononcés à leur encontre a été accepté par la Cour suprême.

Les prévenus sont poursuivis pour « appartenance à un groupe terroriste dont le but est de semer l'effroi au sein de la population et de créer un climat d'insécurité et homicides volontaires avec préméditation et usage d'explosifs ». Dix-huit individus, dont neuf toujours en fuite, sont poursuivis dans cette affaire. Seize d'entre eux ont été condamnés en mars 2012 à la peine capitale, dont huit par contumace.

L'attentat à l'explosif contre le palais du gouvernement avait été perpétré simultanément avec un autre attentat contre le siège de la sûreté urbaine de Bab Ezzouar, dans l’est d'Alger, suivi d'un troisième contre le siège de la brigade de gendarmerie de Bab Ezzouar. Ces deux derniers attentats ont fait 12 morts et 131 blessés.

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Les services de sécurité avaient découvert le même jour, 11 avril 2007, une autre voiture piégée stationnée à la rue Djenane El-Malik dans la commune de Hydra. Elle a été désamorcée par la suite. Les services de sécurité avaient arrêté deux suspects et réussi à identifier la cellule secrète qui a exécuté ces attentats, appartenant à la Katibat El-Arqam.

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