L’un des deux patients atteints du variant anglais du Covid-19 connaît une « rémission durable ». C’est ce qu’a annoncé, samedi 27 février, le directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), Faouzi Derrar. Le deuxième patient, quant à lui, est soumis à un « suivi médical quotidien ».    

Dans une déclaration accordée à la chaîne de télévision publique (EPTV), le directeur de l’IPA a assuré que l’un des deux cas confirmés au variant anglais du Covid-19 était en phase de rémission. Quant au deuxième patient, il indique qu’il est soumis un suivi médical « minutieux et continu ». Le Dr Faouzi Derrar explique, en outre, que les services de son institut mènent une enquête épidémiologique auprès de tous les sujets contacts.

La nouvelle de la guérison en cours d’un des deux cas confirmés au variant anglais suscite l’espoir des médecins, bien qu’il soit encore trop tôt pour dire que le patient est définitivement « rétabli ». A l’occasion, le directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie a rappelé aux citoyens la nécessité de faire preuve de vigilance et de prudence face au risque d’apparition de nouveaux cas de contamination au variant anglais.

Pour rappel, l’Algérie a enregistré ses deux premiers cas du variant anglais récemment. Les personnes contaminées sont une jeune femme travaillant comme infirmière au niveau de l’hôpital psychiatrique de Chéraga, à Alger, et un jeune homme, qui a effectué son test PCR au niveau de l’IPA. Les deux sujets ont été aussitôt placés en isolation.

Notons que l’origine de ces deux contaminations demeure inconnue pour l’instant. L’infirmière de l’hôpital de Chéraga n’aurait pas voyagé ces derniers temps dans les pays où le variant anglais est en progression. Le deuxième cas serait un immigré rentré de France pour l’enterrement de son père.

Lors de son intervention sur une chaîne de télévision privée, le membre du Comité scientifique de suivi de la pandémie de coronavirus Mohamed Bekkat Berkani a tenu à rassurer la population, que les vaccins anti-Covid étaient efficaces contre le nouveau variant anglais. Le praticien a également expliqué que le variant anglais présentait les mêmes symptômes que la souche déjà connue en Algérie, rappelant que ce variant est surtout connu pour sa vitesse de propagation.