Le marché noir des devises continue de résister au climat économique morose. Malgré l’impact de la fermeture des frontières et la suspension des vols de rapatriement pendant tout le mois de mars, le marché fonctionne toujours. La monnaie unique européenne maintient toujours un taux au-dessus de la barre symbolique des 200 dinars. Elle demeure stable ce lundi 1er mars. Sur le marché officiel, l’euro a légèrement reculé. 

En effet, l’euro reste stable sur le marché parallèle. Il est « acheté » à 210 dinars par les cambistes qui le « revendent » à 212 dinars. Les taux des autres devises demandées sur le marché parallèle en Algérie restent stables également, à l’instar du dollar américain, qui s’échangeait, toujours ce lundi à 171 dinars à l’achat et à 174 dinars à la vente.

La livre sterling est également restée stable. Elle vaut 225 dinars à l’achat et 230 dinars à la vente. Le franc suisse s’échangeait à 183 dinars à l’achat et 187 dinars à la vente. Enfin, le dollar canadien s’échangeait à 129 dinars à l’achat et 133 dinars à la vente sur les principaux marchés parallèles en Algérie, à l’instar du Square Port-Saïd, à Alger.

Il faut dire que le marché noir des devises vit des moments difficiles en raison de la situation sanitaire qui se complique en Europe et qui empêche la réouverture des frontières algériennes et la reprise des exportations, deux paramètres essentiels qui ont un grand impact sur la demande des principales devises étrangères. Cependant le manque de confiance des Algériens dans leur monnaie fait des devises étrangères un nouveau moyen d’épargne. Ils achètent ces devises pour leur valeur sûre.

Légère hausse de l’euro sur le marché officiel

Dans le circuit officiel, la monnaie européenne a légèrement reculé. Selon les chiffres de ce lundi 1er mars de la Banque d’Algérie, l’euro vaut 160,57 dinars à l’achat et 160,62 dinars à la vente. Le dollar, lui, a légèrement progressé. Il s’échangeait à 133,03 dinars à l’achat et 133.04 dinars à la vente.

Il faut signaler que ces taux ne sont valables que pour les transactions officielles de la Banque d’Algérie. Ils répondent à la volonté politique de déprécier la valeur du dinar, afin de juguler le déficit budgétaire de l’Etat.

Lire aussi : Le dinar va continuer son effondrement sur le marché officiel