La compagnie aérienne Air Algérie traverse la période la plus sombre de son histoire. La reprise des activités s’annonce encore plus difficile. Aux effets de la crise financière, aggravée par la propagation du Covid-19, s’ajoutent l’arrivée d’un concurrent sur les vols directs vers l’Algérie et une enquête de l’Union européenne sur les remboursements des billets annulés.

Les conséquences de la suspension du trafic aérien depuis près d’une année se font durement ressentir chez Air Algérie. La compagnie aérienne, qui traverse une impasse financière d’une ampleur inégalée, devra s’attendre à une reprise des activités des plus difficiles. En cause, le transporteur aérien national devra faire avec un nouveau concurrent direct sur les vols de France vers l’Algérie.

La compagnie espagnole Volotea a, en effet, annoncé de nouvelles liaisons de Marseille, Bordeaux et Lyon vers 7 villes algériennes. Le transporteur low cost prévoit d’effectuer au moins 4 vols par semaine, à partir du 16 septembre 2021. Volotea, qui applique la politique des bas prix sur toutes ses offres, a déjà mis en vente plus de 200 000 sièges au total. Elle sera la troisième compagnie à relier l’Algérie à la France, avec Air Algérie et Transavia France.

Air Algérie visée par une enquête de la Commission européenne

Et comme pour rajouter une couche aux problèmes que connaît Air Algérie, la Commission européenne a annoncé, la semaine dernière, l’ouverture d’une enquête sur le non remboursement des vols annulés par les compagnies aériennes. L’instance européenne a donné un ultimatum de trois semaines aux transporteurs concernés pour se soumettre à la réglementation en vigueur.

Comme il fallait s’y attendre, Air Algérie fait partie de ces compagnies aériennes qui n’ont pas remboursé le moindre centime à leurs clients, après l’annulation des vols programmés peu avant la fermeture des frontières. Cela au mépris du règlement des droits des passagers.

Air Algérie, tout comme d’autres compagnie dans le monde, telles qu’Air Caraïbes, Air Europa, Air Namibie, etc., n’a pas tenu ses promesses de rembourser en numéraire ses voyageurs. Le porte-parole de la compagnie aérienne, Amine Andaloussi, avait promis, en décembre, que l’opération de remboursement des clients qui n’ont pas utilisé leurs billets serait lancée dès l’amélioration de la situation financière de la compagnie.