Le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs va se pencher, le 25 mars, sur le dossier d'un ancien consul d'Algérie en Tunisie. L'ancien diplomate est accusé d’attentat à la pudeur, harcèlement et agression sexuelle par une employée à l'Etat civil du consulat général.

Cette affaire remonte à environ cinq ans. La victime N. L. a déposé une plainte le 23 mai 2016 à Alger. Elle s'est plainte du consul en poste à l'époque pour attentat à la pudeur, harcèlement et agression sexuelle. Le consul d'Algérie aurait également menacé l'employée de la licencier dans le cas où elle refuse ses avances.

La victime avait alors pris contact avec une député algérienne en Tunisie pour l'aider à se plaindre auprès du ministère des affaires étrangères. Elle a déclaré devant le juge d'instruction que suite au refus des avances de l'ancien consul, ce dernier est devenu ignoble avec elle. L'employée témoigne que la situation a dégénéré.

L’homme en question se serait acharné contre elle de toutes les manières possibles. Il lui envoyait des messages à travers lesquels il lui faisait des propositions indécentes. Elle a appuyé ses déclarations par des SMS qu’elle a gardés et fait authentifier. L’agression physique était la goutte qui a fait déborder le vase. N. L. saisit un avocat et lui envoie un rapport par e-mail pour lui raconter les faits.

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Par ailleurs, l'ancien consul ne s'est pas présenté devant le juge d'instruction malgré la convocation qu'il avait reçue. Il avait déclaré à l'époque des faits : « Je connais la bonne dame. Bent bladi. Nous sommes du même patelin. Je l’ai protégée et elle porte plainte contre moi. C’est une pauvre femme seule, j’ai tout fait pour l’aider… Voilà que cela se retourne contre moi ».

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