Le gouvernement algérien a décidé de resserrer davantage l'étau sur l'importation. Un nouveau décret oblige les entreprises importatrices à se souscrire à l’un de deux cahiers des charges en fonction de leur cas. Ces nouvelles conditions sont énumérées dans ce décret exécutif paru au Journal officiel n°20 du 17 mars 2021.

Ainsi, les entreprises désirant importer doivent se souscrire à l'un de ces cahiers des charges. Le premier définit les conditions d’exercice des activités non réglementées, et le second concerne les activités réglementées. Ce nouveau décret indique que les activités d’importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l’état sont exercées sur de nouvelles bases. Il s'agit « d’extraits du registre du commerce électronique portant des codes d’activités homogènes relevant d’un seul sous-groupe des groupes d’activités d’importation  inclus dans la nomenclature des activités économiques soumises à inscription au registre du commerce ».

Il ajoute que « les sociétés commerciales concernées doivent disposer d’un siège social approprié et réellement exploité, avec une adresse précise et équipé des moyens de communication ». Elles doivent également « placer clairement à l’entrée de leur siège social une enseigne portant leur dénomination, leur adresse et leur numéro de téléphone, en  langue arabe et en une autre langue, le cas échéant ».

Conditions contraignantes

En plus du recrutement de pas moins de deux salariés, les entreprises concernées doivent avoir une « infrastructure de stockage et de distribution appropriée, aménagée en fonction de la nature, du volume et des nécessités de stockage et de protection des marchandises, objet de leur activité ». Elles sont également dans l'obligation de « disposer de moyens de transport adéquats, en toute propriété ou en location, compatibles avec la nature et la spécificité des produits et marchandises importés ».

Par ailleurs, ce décret interdit l’importation des produits qui ne sont pas commercialisés dans le pays exportateur en raison de leur« non-conformité ». Les importateurs sont aussi sommés d’« accorder une garantie et d’assurer le service après-vente » et d'assurer la disponibilité des pièces d’entretien et de maintenance et leurs accessoires.

Ce nouveau décret contraignant pour les importateurs vise notamment à juguler le déséquilibre budgétaire en Algérie. Il a pour objectif de faire face à la fonte des réserves de change et à la chute drastique des recettes pétrolières.

Lire aussi : Algérie : Le gouvernement décide de geler l’importation des viandes rouges