Abdelwahab Ziani, président de la Confédération interprofessionnelle des producteurs et industriels algériens (CIPA), a indiqué, vendredi 19 mars, que la fabrication locale de voitures électriques pourrait débuter d’ici la fin de l’année en cours. Il révèle que le constructeur BAIC Algérie devrait produire environ 35 000 à 40 000 voitures.

Le président du CIPA annonce la fabrication de voitures électriques et de stations d’approvisionnement dans le cadre d’un partenariat entre BAIC Algérie et Terra Sole Algérie. Il explique que les premières stations d’alimentation électrique devraient être installées et établies d’ici la fin du mois de mai par une filiale de groupe germano-suisse Terra Sole, en partenariat avec BAIC Algérie.

Réalité ou simple discours officiel ? Le projet de la voiture électrique en Algérie se heurte déjà à l’amère réalité du marché automobile et de la situation économique du pays. En février dernier, Chems-Eddine Chitour, ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, a fait savoir que ses services avaient déjà entamé ce « chantier », affirmant que les prix des véhicules électriques ne devraient pas dépasser les 10 000 euros.

Chems-Eddine Chitour a estimé que la voiture électrique était la solution idoine pour l’Algérie afin de sortir de sa dépendance aux hydrocarbures. Le même responsable a révélé que son ministère avait d’ores et déjà entamé le projet d‘importation de véhicules électriques : « La voiture électrique est un chantier que nous sommes en train de faire admettre au gouvernement ». Et de préciser que l’Algérie a déjà importé plusieurs bornes électriques qui « seront bientôt installées au niveau des stations d’essence Naftal déployées tout le long de l´autoroute Est-Ouest ».

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