Les ressortissants algériens à l’étranger ne cessent de dénoncer la fermeture des frontières de leur pays. Ils estiment qu'ils sont abandonnés et victimes de la violation du droit de rentrer chez eux. L'ex-député de l'immigration Noureddine Belmeddah aborde le sujet dans ce sens. Il a indiqué, dans une interview parue dans le journal TSA ce dimanche 21 mars, que la persistance de la fermeture des frontières était incompréhensible. 

L'ex-député estime que cette mesure est une aberration. Comme solution, il préconise : « Les frontières doivent être ouvertes à notre communauté et qu’on leur applique les mesures sanitaires qu’il faut. Mon avis a toujours été que les frontières restent fermées aux étrangers, mais on ne doit pas les fermer aux nôtres ».

Noureddine Belmeddah explique qu'« au moment où nous espérions une libération des vols, nous sommes surpris par cette mesure sachant qu’il y a des cas urgents. Je persiste à dire, ajoute-t-il, que je suis pour une fermeture pendant toute l’année aux étrangers ». Il tient aussi à préciser que les ressortissants algériens « se disent prêts à prendre en charge eux-mêmes leurs frais de rapatriement, de tests PCR et de confinement ». Et de rappeler que « c’est très dur de priver quelqu’un de rentrer dans son pays ».

Les Algériens voulant rentrer au pays ont des raisons urgentes

Par ailleurs, l'ex-député s'est exprimé sur les cas des Algériens bloqués à l'aéroport de Paris. Il a indiqué que « chacun d’eux (les ressortissants bloqués) a sa raison de vouloir rentrer au pays. Nous avons une diaspora qui se compte en millions, tous ne comptent pas revenir. Si une personne entreprend une démarche pour rentrer c’est qu’elle a une raison qui y a présidé ».

Noureddine Belmeddah souligne que pour vouloir rentrer au pays dans cette conjoncture, une personne doit avoir « une raison urgente sinon elle aurait attendu une autre occasion ». « Dire que c’est pour des raisons de villégiatures ou autre, ce n’est pas vrai : notre communauté est compréhensive et elle l’a prouvé durant les vacances de l’an passé en s’en tenant aux décisions de confinement », argue-t-il.

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