Škoda, filiale tchèque du groupe Volkswagen, s'intéresse aux marchés automobiles des pays émergents. Elle étudie l'entrée sur le marché dans plusieurs régions et cible, dans un premier temps, l'Afrique du Nord, notamment l'Algérie et l’Egypte. C’est ce qu’a révélé son PDG, Thomas Schäfer, dans une interview au journal économique Automobilwoche.

Le groupe Volkswagen, présent en Algérie depuis plusieurs années, n'a jamais vraiment pris son envol sur ce marché. Mais cela pourrait rapidement changer avec sa filiale Škoda qui étudie l’entrée sur le marché algérien de la construction automobile. Son PDG, Thomas Schäfer, s’est exprimé sur cette opportunité : « Regardez l'Egypte ou l'Algérie, là vous pouvez établir une industrie automobile qui crée des emplois et approvisionne les marchés localement, donc loin du marché d'occasion importé », a-t-il estimé.

Selon le site spécialisé, la filiale tchèque du groupe allemand étudie sérieusement la possibilité d’investir sur le marché algérien. Mais, tout en misant sur l’Algérie, Škoda attend du gouvernement algérien plus de souplesse et de facilitations. Notamment en ce qui concerne l’importation des pièces de rechange.

Pour le constructeur automobile, le marché algérien, tout en étant une opportunité mondiale de premier plan, reste un défi. Škoda mise sur le développement et la commercialisation de modèles très locaux, en vue de proposer des modèles répondant aux exigences locales en termes de prix et de besoins.

Volkswagen compte se séparer de Sovac

Il faut souligner que la représentation du Groupe Volkswagen pour l’Afrique du Nord avait annoncé la possibilité d’installer une usine de construction de véhicules en Algérie avec un nouveau partenaire, conformément au nouveau cahier des charges.

Les Allemands comptent se séparer définitivement de leur partenaire actuel, en l’occurrence Sovac. Ce dernier représente, depuis le début des années 2000, les cinq filiales du groupe allemand, à savoir Volkswagen, Seat, Skoda, Audi et Porsche. Le contrat qui lie Sovac au groupe allemand prendra fin le 31 mars 2021.

Cependant, les autorités publiques, conformément à la nouvelle stratégie prônée, préfèrent négocier directement avec les sociétés mères sans passer par un intermédiaire local, pour éviter le scénario des dernières années. Celui des usines de montage locales tenues par des concessionnaires qui bénéficiaient de différents privilèges et d’exonérations

Les usines devront lancer la fabrication de véhicules selon les nouvelles orientations du ministère de l’Industrie qui dit vouloir promouvoir une « véritable » industrie mécanique avec un taux d’intégration important, semblable à ce qui se fait dans les pays voisins.