L’homme d’affaires et patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, s’est exprimé, ce lundi 22 mars, sur la pénurie d’huile de table que connaît l’Algérie. Issad Rebrab a affirmé, dans une déclaration à la presse nationale, qu’il y avait une surproduction de cette denrée alimentaire.  Le patron du groupe Cevital a accompagné le ministre du Commerce, Kamel Rezig, lors de sa visite à l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX). 

« On a des surproductions, on n’a pas de problème de production », a assuré d’emblée l’homme d’affaires. Il a également souligné que Cevital avait des « surstocks ». Issad Rebrab, lassé par les questions des journalistes, indique qu’au niveau de ses usines, « tout marche bien, il n’y a ni problème de production, ni de stocks ni de quoi que se soit ». Il renvoie ainsi indirectement la balle à la distribution et à la gestion de cette crise.

 « La crise ne dépend pas de Cevital »

Il rejoint donc son fils et vice-président du groupe Cevital, Omar Rebrab, lequel avait affirmé plus tôt que cette crise ne dépendait pas de Cevital. Il avait également assuré quant à la disponibilité de l’huile de table durant le mois de Ramadhan 2021 en Algérie.

Omar Rebrab avait aussi souligné, dans sa déclaration, qu’une grande quantité était disponible au niveau des stocks du groupe, écartant ainsi toute idée de pénurie. Le vice-président de Cevital avait incombé la responsabilité de cette crise à quelques commerçants qui auraient, selon lui, refusé de se doter des quantités habituelles d’huile pour les commercialiser.

Omar Rebrab a également déclaré que ces mêmes commerçants essayaient d’exercer une sorte de pression sur le groupe afin de fuir la facturation, exigée par le ministère du Commerce pour conclure des ventes. Pour lui, la crise s’est seulement intensifiée suite aux spéculations, dont les réseaux sociaux sont responsables.

Le directeur de la communication et des relations publiques de Cevital, Mouloud Ouali, a également confirmé que l’huile de table était disponible en grande quantité. Il a assuré, ce lundi 22 mars, que la production du groupe satisfaisait la demande nationale et couvrirait la consommation pendant le mois de Ramadan. Le même responsable à Cevital a révélé, en outre, que les prix de ce produit de large consommation avaient été considérablement impactés par la hausse des coûts de la matière première sur les marchés mondiaux. Il a néanmoins assuré que cette flambée ne touchait pas l’huile « Elio », le prix de cette dernière étant plafonné à 600 DA les 5 litres.

Il faut dire que l’Algérie traverse une crise de disponibilité de l’huile de table. Cette denrée est devenue rare dans les magasins. Pour l’instant, les responsabilités ne sont pas situées. Chaque maillon, du producteur, au distributeur en passant par le commerçant, se rejette mutuellement la balle. Quant aux pouvoirs publics, ils sont aux abonnés absents.

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