Des rumeurs persistantes circulent, ce lundi 22 mars, autour de la démission du sélectionneur national algérien Djamel Belmadi. Cette démission supposée serait liée aux difficultés que le président de la FAF vit ces derniers jours, notamment en raison de son conflit avec le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Où est le vrai et où est le faux dans cette guerre des clans qui prend le football national en otage ?

Si la rumeur circule très vite, c'est parce que des journalistes la relayent même si cela ne se fait pas par le biais de leurs médias. Qui est derrière cette rumeur et qui en est le premier bénéficiaire ? En fait, l'on a l'impression que Djamel Belmadi est utilisé dans la guerre que se livrent le clan de la FAF et son président Kheïreddine Zetchi et celui du MJS et son premier responsable Sid-Ali Khaldi.

Djamel Belmadi se trouve en ce moment au Centre technique de Sidi Moussa pour le stage de l'équipe nationale. Un stage destiné à préparer les deux matchs des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations contre la Zambie et le Botswana. Il faut dire que ni lui, ni ses joueurs n'ont besoin de ce genre d'intrigues en ce moment.

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Djamel Belmadi agacé mais ne part pas

Certains disent qu'il est agacé par ces rumeurs et autres commentaires qui le mettent d'un côté ou d'un autre de cette guerre qui ne sert nullement les champions d'Afrique. Il est certainement agacé mais plutôt parce que des gens, soit de la FAF, soit du MJS, veulent l'utiliser dans leur bras de fer. Un bras de fer qui rappelle d'autres conflits qui ont « flirté » avec l'équipe d'Algérie et qui naissent toujours à la veille du déroulement des phases finales du Mondial. En l'occurrence en 2009/2010, avec Rabah Saâdane et en 2013/2014 avec Vahid Halilhodzic.

Bien entendu, le sélectionneur national, qui a prolongé son contrat en octobre 2020, rejette ces intrigues. Il veut surtout protéger les Verts de toute cette polémique. C'est peut-être pour cela qu'il a annulé la conférence de presse qu'il devait animer dimanche. En plus du fait qu'il était chamboulé par la dérogation accordée par la France aux joueurs internationaux. C'est cette dérogation qui l'a contraint de revoir sa liste de convoqués pour le stage et les deux rencontres africaines de cette fin du mois de mars.

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