Alors que les responsables, les producteurs, ainsi que les grossistes se veulent rassurants quant à la disponibilité de l'huile de table, sur le terrain, la réalité est tout autre. Les queues sont interminables devant les rares magasins où cette denrée est encore commercialisée. Des scènes dignes de périodes de famine refont surface. A Sétif, des dizaines de citoyens se sont rués vers ce précieux produit dans un supermarché. La vidéo de ce rush a fait le tour des réseaux sociaux. 

Ainsi, comme le montre la vidéo, l'huile de table est rare à trouver en Algérie. Des dizaines de personnes se sont bousculées dans une anarchie indescriptible pour pouvoir acheter un bidon d'huile. La scène est ahurissante. Elle est, à elle seule, révélatrice de cette pénurie. Elle vient contredire les déclarations des responsables qui ont assuré que l'huile était disponible en grande quantité.

Partagée massivement sur les réseaux sociaux, cette vidéo fait réagir les internautes. Certains font remarquer que « pour vendre un produit en Algérie, il faut juste dire qu'il est en pénurie ». D'autres ironisent sur la gestion du secteur par le ministre du Commerce. Cependant, ils sont nombreux à regretter la situation que traverse l'Algérie. Dépités, des Algériens regrettent que leur pays soit tombé « entre les mains d’incompétents qui ne cessent d'humilier le peuple ».

Les Rebrab réagissent à la crise

Il faut dire que cette crise a commencé depuis quelques jours. L'huile de table n'est pas disponible chez tous les commerçants. Selon Omar Rebrab, cette crise a été créée « en un temps record par les rumeurs circulant des pages des réseaux sociaux et confirmant une pénurie aiguë de cette denrée, incitant les citoyens à en acheter de grandes quantités et à vider les magasins de détail ». Le vice-président du groupe Cevital prévoit un retour à la normale dans les prochaines semaines : « Durant le mois de Ramadhan, nous n’enregistrerons aucune pénurie d’huile de table, et Cevital cherchera à lancer de nouvelles variétés d’huiles comestibles », ce qui finira, selon lui, par résoudre la crise.

Le patron de Cevital a aussi réagi à cette crise : « On a des surproductions, on n’a pas de problème de production », a assuré l’homme d’affaires, ajoutant que Cevital avait des « surstocks ». En effet, Issad Rebrab a indiqué qu’au niveau de ses usines, « tout marche bien, il n’y a ni problème de production, ni de stocks ni de quoi que se soit ». Il renvoie ainsi indirectement la balle à la distribution et à la gestion de cette crise.

 

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