Le juge d'instruction du tribunal militaire de Blida a émis 4 mandats d'arrêt internationaux contre l'ancien commandant de la gendarmerie nationale, le général Ghali Belkecir. Selon le site arabophone Echourouk qui donne l'information, le général à la retraite est impliqué dans trois affaires de corruption. Il serait également accusé de haute trahison dans une autre affaire.

En fuite à l'étranger depuis plusieurs mois, le général Ghali Belkecir, ex-commandant de la gendarmerie nationale, est recherché par l'Algérie. Selon la même source, le général à la retraite est visé par pas moins de quatre mandats d'arrêt internationaux, émis par le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida, pour son implication dans diverses affaires liées à la corruption et à la haute trahison.

Nommé en juillet 2018 à la tête de la gendarmerie nationale par l’ex-chef d’état-major de l’ANP, le défunt Ahmed Gaïd Salah, le général à la retraite et ancien commandant de la gendarmerie nationale Ghali Belkecir était l’un des hommes forts de l’appareil sécuritaire en Algérie.

Mais en juillet 2019, Abdelkader Bensalah, alors chef de l’État par intérim, avait décidé de limoger le général Belkecir. Ce dernier avait alors décidé, quelques semaines après, de quitter l’Algérie et d’aller se réfugier à l’étranger avec son épouse, Fatiha Boukhers, ex-présidente de la Cour de Tipaza. Certaines sources parlent de leur fuite vers le sud de l’Espagne, d’autres parlent des Emirats arabes unis.

Le général Belkecir traqué par la justice militaire algérienne

C'est le 2 août 2020 que le nom de Ghali Belkecir a été de nouveau évoqué, quand l’Algérie s’est fait livrer Guermit Bounouira, ancien adjudant-chef de l’ANP, réfugié en Turquie. Des sources proches du dossier avaient indiqué que ce dernier aurait tout balancé à propos de l’ancien patron de la gendarmerie nationale.

Une semaine après, le ministère de la Défense nationale (MDN) annonce des poursuites judiciaires contre Ghali Belkecir, Guermit Bounouira et le commandant Darouiche Hichem. Tous sont accusés de « possession d’informations et de documents secrets pour les remettre à des agents d’un pays étranger ».

Alors que les deux militaires mis à la retraite sont déjà en détention provisoire, le général Belkecir, lui, se trouve toujours en fuite. Il encourt la peine de mort, conformément à l’article 63 du Code pénal, disposant que « tout coupable de trahison est puni de peine de mort ».