L'Algérie devrait bientôt acquérir un 4e vaccin anti-covid. Les autorités sanitaires algériennes ont en effet entamé les discussions avec deux laboratoires pour l'acquisition d'un nouveau vaccin dans les prochaines semaines, afin de booster le rythme très lent de la campagne de vaccination.

En effet, l'Algérie est entrée en pourparlers avec deux laboratoires afin d'acheter un lot de vaccins anti-covid dans les prochaines semaines. Selon le quotidien francophone Le Soir d'Algérie, il s'agit du laboratoire américain Johnson&Johnson ainsi que le groupe pharmaceutique d'État BioCubaFarma.

Ainsi, les responsables du ministère de la Santé sont en négociations avancées avec les deux laboratoires, afin de choisir prochainement le 4e et dernier vaccin que va se procurer l'Algérie pour sa campagne de vaccination. Pour leur choix, les responsables algériens devront se baser sur l’efficacité, la quantité mais surtout la disponibilité du vaccin, sachant que le pays accuse un retard énorme dans la campagne de vaccination.

L'Algérie veut rattraper son retard

Dans des déclarations faites le 14 mars dernier, le professeur Ryad Mahiaoui, membre du Comité scientifique de lutte contre le coronavirus, a révélé, que le nombre de personnes vaccinées contre le virus en Algérie n’avait pas dépassé les 75 000 depuis le début de la campagne de vaccination en Algérie, le 30 janvier dernier.

Des chiffres qui confirment que l’Algérie accuse un retard énorme dans l’opération de vaccination. À titre comparatif, le voisin de l’Ouest, le Maroc, a déjà vacciné plus de 4,2 millions de citoyens (l’équivalent de plus 11 % de la population). Ainsi, on est encore très loin de l’objectif fixé par les autorités sanitaires du pays, à savoir la vaccination de 70% de la population, qui permettrait à l’Algérie de développer une immunité collective contre la maladie.

Afin de rattraper son retard, l'Algérie compte ainsi recourir à un 4e vaccin, après le vaccin russe Spoutnik V, le suédo-britannique AstraZeneca ainsi que le CoronaVac de la société biopharmaceutique chinoise Sinovac. En effet, ces trois laboratoires se trouvent dépassés par les commandes des autres pays et n'arrivent pas à satisfaire les demandes de l'Algérie. Poussant cette dernière à recourir à plusieurs vaccins pour combler le déficit de vaccins, en attendant le lancement de la production du vaccin russe Spoutnik V, comme annoncé par plusieurs responsables.

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