Encore un cas de sans-papiers algériens menacés d'expulsion en France. Il s'agit d'une mère de famille et de sa fille qui font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Les deux Algériennes peuvent cependant compter sur la mobilisation citoyenne que leur détresse a suscitée dans la région où elles résident pour espérer un autre sort.

La mère, répondant au nom d'Amel et âgée de 40 ans, est arrivée en France en 2016, indique le journal local La Dépêche dans son édition de mercredi 24 mars. Au départ, la quadragénaire a mis les pieds dans l'Hexagone pour une meilleure prise en charge de sa pathologie : la maladie de Crohn.

Au fil du temps, elle a fini par s'y plaire. Elle s'est fait, en effet, une vie à Toulouse, où elle a élu domicile avec ses cinq filles. Ces dernières suivent leur scolarité dans cette ville. L'aînée a même réussi à décrocher son bac avec mention, en 2018.

Immense élan de solidarité à Toulouse

Originaire d'Algérie, Amel a donc décidé de s'installer définitivement à Toulouse. Elle rêvait d'y « trouver un travail, un logement décent et sortir sans avoir peur de se faire arrêter par la police », a-t-elle confié au même journal. Mais ses rêves risquent de prendre fin. La préfecture de la Haute-Garonne lui a délivré ainsi qu'à sa fille aînée une obligation de quitter le territoire français.

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La situation des deux femmes n'a pas laissé insensibles les citoyens de la région, dont notamment les parents d'élèves de l'école Pierre et Marie Curie, où sont scolarisées deux des filles d'Amel. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) et le conseil local FCPE se sont également mêlés à cet élan de solidarité, en initiant une pétition pour soutenir la quadragénaire et sa famille.

« Pour le moment, j’ai reçu un refus de la préfecture à qui j’ai fait mes demandes de régularisation. Mon dernier espoir, c’est cette pétition. Mes enfants ont tout le temps peur de sortir, on veut vivre normalement. Nous sommes aussi beaucoup soutenues par les associations, les enseignants du lycée Déodat de Séverac », a déclaré cette mère d'origine algérienne.

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