Les sinistrés du dernier séisme qui a secoué la wilaya de Bejaïa, en Kabylie, sont en colère. Ils l'ont fait savoir, ce jeudi 25 mars, à travers une action de protestation devant le siège de la wilaya, pour réclamer la prise en charge concrète de leur cas.

La wilaya de Bejaïa vit depuis quelques jours au rythme des secousses telluriques, mais aussi des mouvements de protestation des sinistrés. Ces derniers sont revenus à la charge ce jeudi 25 mars en observant un sit-in devant le siège de la cité administrative de la wilaya. Des dizaines de personnes ont répondu à l'appel à cette énième action de protestation, initiée afin de réclamer une réelle prise en charge de leur situation. « On ne veut plus de promesses, nous réclamons du concret », demandent-ils unanimement.

Le concret, c'est leur relogement après que leurs logements ont été sérieusement endommagés par le puissant séisme qui a secoué la région, le 18 mars. Les manifestants tiennent, néanmoins, à préciser que leur problème ne date pas d'aujourd'hui. Il remonte, selon eux, à 2018, année à laquelle un autre tremblement de terre, dont l'épicentre avait été localité à Kherrata, avait touché la wilaya de Bejaïa.

« Nous voulons du concret »

« Les services du Contrôle technique de constructions ont classé mon logement rouge en 2018. On m'a alors promis un relogement, mais je n'ai rien vu venir depuis », déplore un des protestataires, visiblement en colère. Même son de cloche chez les autres contestataires qui se disent déterminés à aller jusqu'au bout de leur mouvement. « Cette fois, c'est bon ! On ne se laissera pas berner. Nous exigeons du concret », lance un père de famille. Il faut dire que les répliques à répétition qui secouent la wilaya de Bejaïa n'arrangent pas du tout les choses pour ces sinistrés.

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