L’Union pour le changement et le progrès (UCP) de Zoubida Assoul ne participera pas aux élections législatives, prévues le 12 juin. La décision a été entérinée lors de la session ordinaire du conseil national du parti, tenue samedi 27 mars. C’est ce qui ressort du communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion. 

« Les élections législatives du 12 juin 2021 proposées par le chef de l’État, dans les circonstances actuelles, ne peuvent en aucun cas être une solution à la crise. Bien au contraire, cela ne fera que l’aggraver », estime l’Union pour le changement et le progrès dans son communiqué.

Le parti de Zoubida Assoul soutient que « les élections ne constituent pas une priorité pour le citoyen ». Pour l’UCP, « il ne s’agit que d’une manœuvre du pouvoir pour se recycler avec les mêmes pratiques et mécanismes, et les mêmes visages responsables en partie de la crise actuelle ».

« Un non-événement »

Pour toutes ces raisons, explique le parti dans son communiqué « l’UCP rejette dans la forme et dans le fond ces élections », considérant que ces législatives sont « non-évènement ». L’UCP, qui rappelle qu’il n’a jamais pris part aux élections en Algérie depuis qu’il a obtenu son agrément, assure qu’il « continuera à lutter pour l’instauration d’un Etat de droit ».

Aussi, le parti « réitère son attachement à une rupture totale et un changement profond du système dans le cadre d’un État de droit où règnerait la force de la loi et non pas la loi de la force » et « demeure fidèle à sa vision qui est celle d’instaurer un État de droit et d’assurer pacifiquement l’alternance au pouvoir ».

Il faut dire que la décision de boycott prise par l’UCP était attendue. Le contraire aurait été surprenant sachant que sa présidente, Zoubida Assoul, est une des figures les plus en vue du Hirak. Il est à noter, en outre, que l’UCP est le troisième parti politique à rejeter les prochaines législatives, après le Parti des travailleurs (PT) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

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