Essais nucléaires dans le Sahara : l’Algérie accuse à nouveau la France

L’Algérie poursuit les travaux engagés sur les anciens sites d’essais nucléaires français dans le Sahara. Ce dimanche 1er novembre 2026, le ministère de la Défense nationale (MDN) a annoncé une nouvelle intervention dans le sud du pays. À cette occasion, les autorités algériennes ont réitéré leurs accusations contre la France concernant son manque de coopération dans le traitement des conséquences de ces essais.

Le ministère de la Défense nationale a annoncé, ce dimanche 1er novembre 2026, le lancement d’une deuxième opération de décontamination sur le site du tunnel d’essais nucléaires « Béryl 2E », situé dans la région d’In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, relevant de la 6e Région militaire.

Selon le communiqué du MDN, cette intervention vise à traiter les déchets radioactifs laissés par les explosions nucléaires françaises et à contribuer à la réhabilitation des zones concernées. Les travaux sont menés sous la supervision du ministère de la Défense nationale, en coordination avec l’Agence nationale de réhabilitation des anciens sites d’essais et d’explosions nucléaires français dans le sud algérien.

Politique Depuis Moscou, Poutine adresse un message à l’Algérie

Les équipes mobilisent des compétences et des équipements algériens, dans le respect des normes de sécurité nationales et internationales, précise le ministère. Le lancement de cette intervention coïncide avec la commémoration du 72e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er novembre 1954.

Déchets nucléaires dans le Sahara : l’Algérie accuse la France de retenir des documents

Dans son communiqué, le ministère de la Défense nationale reproche à nouveau à la France de ne pas assumer ses responsabilités concernant les conséquences des essais nucléaires réalisés durant la période coloniale. Les autorités algériennes accusent notamment la partie française de refuser de transmettre les registres et les cartes permettant de localiser les lieux d’enfouissement des déchets radioactifs.

Selon le MDN, l’absence de ces documents complique l’identification des zones contaminées et constitue un obstacle au développement des régions d’In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, et de Reggane, dans celle d’Adrar.

Face à cette situation, l’Algérie affirme sa volonté de poursuivre les travaux avec ses propres ressources humaines et matérielles. Le ministère souligne que les moyens nécessaires ont été mobilisés afin d’assurer le traitement des matières radioactives conformément aux protocoles de sécurité en vigueur.

Politique Maroc : l’ancien chef du gouvernement s'en prend aux Algériennes

In Ekker et Reggane : les mesures engagées pour traiter les déchets radioactifs

Les interventions dans le Sahara algérien comprennent plusieurs étapes destinées à identifier les zones touchées par les anciens essais français et à sécuriser les matières radioactives qui s’y trouvent.

Selon le communiqué du MDN, les équipes procèdent notamment à la délimitation des périmètres contaminés, à la collecte des déchets et à leur confinement dans des conteneurs en béton prévus pour leur stockage.

Ces travaux sont réalisés selon les protocoles de sécurité et les normes internationales applicables à la manipulation des substances radioactives. Entre 1960 et 1967, la France a effectué 17 essais nucléaires dans le Sahara algérien, dont quatre explosions atmosphériques à Reggane et treize essais souterrains dans la région d’In Ekker.

Politique Algérie – Union européenne : pourquoi Alger insiste sur la révision de l’accord d’association

Une première intervention de dépollution partielle avait été annoncée en février 2026 à In Ekker. Celle engagée ce dimanche 1er novembre constitue une nouvelle étape dans le traitement des déchets issus de ces explosions.


Vous aimez cet article ? Partagez !