Seize ports secs relevant des directions régionales d’Alger, d'Oran, de Annaba, de Constantine et de Sétif ont été fermés sur décision du directeur général des Douanes. Cette décision intervient à la base d’un rapport de la Commission nationale chargée de la vérification, de l’inspection et de l’audit des ports secs et en exécution des décisions des pouvoirs publics.

Cette note de la direction générale des Douanes a été adressée dimanche 28 mars aux directeurs régionaux des Douanes, aux chefs des services régionaux des contrôles, aux chefs des inspections divisionnaires des Douanes, à l’inspecteur général des Douanes, aux directeurs d’études, aux directeurs centraux et au directeur CNTSID.

Le directeur général des Douanes a instruit ces responsables « de procéder immédiatement à la suspension ou le maintien de la suspension des transferts des marchandises vers lesdits ports secs, de notifier cette décision aux exploitants des ports secs avec accusé de réception et d’engager les formalités légales et réglementaires de fermeture », indique ladite note.

Les ports secs concernés par cette décision sont : EPE/SPA Algerian Containers Services (ACS), filiale du port d’Alger ; Société nationale des transports routiers (AGS SNTR SPA) ; SPA ANISFER ; Rouiba Terminal Conteneurs SPA ; SARL Alpha Investements ; SARL Terfort; SARL Oum Derman Entrepôt Public ; SARL Sud Entrepôt et Auxiliaire II ; SARL Yanis Port Sec. Ces ports secs relèvent tous de la direction régionale d’Alger Extérieur.

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La décision de fermeture concerne aussi les ports secs : SARL Avicomar et SARL PSDA relevant de la direction régionale d’Annaba. L’Entreprise portuaire de Skikda (EPS) relevant de la direction régionale de Constantine. L’Entreprise portuaire de Béjaïa (Tixter), relevant de la direction régionale de Sétif, et en fin, SARL Catram Logistic relevant de la direction régionale d’Oran.

Pour rappel, le 14 juin dernier, le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, ordonnait la fermeture « immédiate » des ports secs non autorisés. Intervenant à l’issue d’un exposé du ministre des Finances sur la maîtrise des importations de services et la problématique des ports secs, Tebboune avait ordonné au gouvernement « de procéder à la fermeture immédiate des ports secs non autorisés, et de faire obligation à ceux autorisés de se doter de scanners pour faciliter le contrôle par les douanes ».

Il avait également chargé l’Exécutif « de réorganiser ce secteur et de l’annexer aux ports nationaux en vue de garantir le service de maintenance après-vente, la sécurité et la souveraineté nationales, et de mettre un terme au gaspillage de la devise ». À cet effet, les ports concernés par cette mesure ont été instruits des mesures prises par la direction générale des Douanes, afin de procéder à la régularisation des ports secs.