Pas moins de 600 Algériens en situation irrégulière en Suisse vont être expulsés vers l’Algérie. Une décision qui fait suite à la visite en Algérie (24 mars) de la conseillère fédérale Karin Keller Sutter, cheffe du département suisse de la Justice et de la Police.

Ainsi, l'un des objectifs principaux de la visite de la responsable suisse est atteint. Karin Keller Sutter a réussi à avoir l'accord des autorités algériennes pour le renvoi des 600 Algériens se trouvant en situation illégale dans ce pays. 

Selon les déclarations de la conseillère fédérale aux médias locaux, les autorités algériennes ont été à l'écoute des doléances de la Suisse. Karin Keller Sutter a affirmé, entre autres, qu'elle s'est entretenue « avec les personnes-clés sur place (…), ce qui est important pour ce dossier. Moi-même, a-t-elle précisé, j’ai été étonnée de constater un chef de département compétent en la matière sur place ».

Elle a également indiqué que ses interlocuteurs étaient prêts à reprendre les citoyens algériens « une fois les frontières rouvertes ». La conseillère fédérale a souligné : « Mais nous avons convenu de trouver des solutions. Ce qui est important, c’est de trouver des solutions pratiques malgré ces restrictions. Des réunions techniques doivent se poursuivre entre les deux Etats ». Elle a expliqué, en outre, que « c’est clair qu’il y avait des restrictions, comme par exemple n’accepter que les vols directs. C’est une piste que l’on peut discuter, d’accepter aussi les vols en transit, de partir de Paris par exemple, une possibilité tout à fait praticable ».

À lire aussi :  Agression de Salman Rushdie : Ce que l'on sait et son état de santé

D'autres questions abordées lors de la visite de Karin Keller Sutter

Par ailleurs, contactée par nos soins, la conseillère suisse a affirmé que les questions des droits de l'Homme et des libertés avaient été abordées lors de sa visite en Algérie. Karin Keller Sutter a déclaré à Observ'Algérie que « la paix, la sécurité et les droits de l’homme sont des priorités de la politique étrangère de la Suisse en général, et en particulier de la stratégie politique à l’égard de la région MENA (Middle East and North Africa), dont l’Algérie fait partie ».

« Ces dimensions ont été abordées lors des récentes visites de travail du chef du Département fédéral des affaires étrangères au mois de février et de la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) le 24 mars. En ce qui concerne spécifiquement la visite de la cheffe du DFJP : la question des droits de l’homme est en filigrane de toutes les discussions sur la collaboration bilatérale dans des domaines tels que la justice, la police et la migration, dont la conseillère fédérale a parlé avec ses homologues », a-t-elle conclu.

Lire aussi : Des délinquants français se font passer pour des Algériens en Suisse