Y a-t-il eu un projet d'attentat contre les manifestants du Hirak de Tizi Ouzou et Bejaïa, en Kabylie ? A en croire le procureur de la République près le tribunal d'Azazga, le Hirak a été ciblé en Kabylie par le projet de véhicules piégés, selon une enquête menée par les éléments de la police judiciaire de la sécurité de l'Armée.

Selon un communiqué rendu public par le parquet d'Azazga, en Kabylie, cette affaire remonte à la mi-mars, quand le service régional de la police judiciaire de la sécurité de l'Armée a eu vent d'un plan visant à commettre des attentats terroristes au cœur du Hirak.

Il s'agit d'attentats aux voitures piégés programmés dans le centre-ville de Tizi Ouzou et de Bejaïa, selon la même source. "Après exploitation des premiers renseignements, une enquête approfondie sur les faits a permis d'identifier les cinq personnes qui ont planifié ces opérations terroristes" indique le communiqué du parquet d'Azazga.

Les attentats programmés à Tizi Ouzou et Bejaïa

Selon la même source, il s'agit de cinq individus originaires des wilayas de Tizi Ouzou et de Bouira. Ils sont âgés entre 36 et 51 ans que les services de sécurité ont déjà appréhendés. Aussi, les mêmes services de sécurité ont saisi un matériel de guerre sur les individus interpellés. Le communiqué cite un fusil à pompe de marque Scorpion, une kalachnikov , un pistolet automatique et des munitions. Il cite également deux véhicules de marques françaises ainsi que du matériel électronique.

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Les mis en cause ont été présenté devant la justice, lundi 29 mars, qui a mis sous mandat de dépôt l'un des cinq, en l'occurrence R. K. Les quatre complices présumés ont été mis sous contrôle judiciaire, ajoute le communiqué du parquet d'Azazga.

Une manœuvre pour affaiblir le Hirak ?

Cependant, beaucoup ont relevé la récurrence de ce genre d'informations qui annoncent un danger sur les manifestations du Hirak en Algérie, soupçonnant une volonté des autorités de manipuler l'opinion publique dans le but d'affaiblir le mouvement de contestation populaire.

D'ailleurs, les internautes ne se sont pas gênés sur les réseaux sociaux pour brocarder des informations similaires. Comme vendredi 26 mars, quand la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé l'arrestation à Oran d'un homme vêtu d'un djilbab au milieu des manifestants. Il détenait une arme blanche qu'il cachait sous son habit de femme. Le même jour, la police a annoncé l'interpellation d'un Marocain au milieu de la foule à Alger.

Aussi, les Algériens, notamment ceux engagés dans le mouvement populaire, considèrent que les mandats d'arrêt internationaux lancés contre les activistes connus du Hirak font partie de la même manœuvre. Il s'agit de faire peur aux Algériens en brandissant l'épouvantail islamiste pour affaiblir le Hirak et en finir ensuite. D'autant plus que Mohamed Larbi Zitout, Amir Dz et Hicham Aboud sont accusés officiellement d'appartenance à une organisation terroriste et de tentative de radicaliser le Hirak en l'orientant vers la violence.

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