Une marche blanche est prévue, vendredi 2 avril à Bejaïa, en Kabylie, en hommage à la femme et sa fille assassinées récemment, au niveau du village Ichekaben, relevant de la même wilaya. Un appel a été lancé par un collectif de citoyens du village.

"En notre qualité de citoyennes et citoyens d’un collectif créé en soutien aux victimes du drame survenu dans notre village Ichekaben (Bejaïa), nous tenons à informer l’opinion publique et à communiquer les différentes actions qui seront menées afin que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue", indiquent les initiateurs de ce mouvement dans un communiqué rendu public mardi 30 mars.

La première action que ce collectif envisage d'organiser est donc une marche "blanche et silencieuse", vendredi 2 avril. "De fait, nous invitons hommes, femmes, enfants, associations de tous les environs à prendre part massivement à cet événement inédit dans notre région. Des banderoles et des tee-shirts porteront nos revendications" soulignent les rédacteurs du communiqué. Des revendications qui se résument, en somme, à ce mot d'ordre. "Justice pour Manel, Justice pour Rahima !", précisent-ils.

 "Justice pour Manel, Justice pour Rahima !"

Un communiqué à travers lequel ils rappellent d'ailleurs les circonstances du drame qui a bouleversé toute la région. "Les faits se sont déroulés dans la soirée du 9 mars 2021. Manel, 5 ans et sa maman Rahima, 44 ans, ont été les victimes d'un complot satanique et mortel dans leur propre domicile. Toutes deux sont mortes des nombreux coups reçus et de strangulation. Les décès seront confirmés à la Polyclinique de Feraoun au petit matin du mercredi 10 mars, où le médecin de garde a alerté la gendarmerie située à quelques minutes à peine", racontent-ils.
Ils affirment en outre que "le principal présumé auteur de ce féminicide et infanticide (...) n’est nul autre que le frère de Rahima". Ce collectif annonce, par ailleurs, qu'il se constitue partie civile dans ce dossier. Cela, écrivent ses animateurs, "afin d’une part de les soutenir dans leur action judiciaire et d’autre part de déposer plainte contre les présumés auteurs de ces crimes affiliés à un réseau sectaire".