La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, n'a pas tardé à réagir à la décision de sa destitution par le mouvement des redresseurs. Elle a fait un direct sur la page Facebook de sa formation politique, à travers lequel elle a dénoncé « un acte criminel ». Elle a également tenu à clamer que ce qui s'était passé au niveau de l'hôtel Mazafron (Alger) était un mouvement extérieur au parti.

Selon Louisa Hanoune, ce mouvement est l'œuvre de gens qui « n'ont rien à voir » avec le Parti des travailleurs. Elle a, d'ailleurs, accusé certains initiateurs de ce mouvement de n'avoir jamais milité dans son parti. Elle a également fait savoir que parmi les gens qui s'étaient réunis, ce samedi 3 avril, et qui avaient décidé de l'évincer de son poste de secrétaire générale du PT, figurent quelques anciens militants de sa formation qui ont fait l'objet de radiation en 2014/2015 et en 2019.

Des ex-militants, soutient-elle, qui n'ont jamais remis les pieds au PT et qui n'ont d'ailleurs pas, affirme-t-elle encore, contesté la décision de leur radiation des instances du parti. Plus loin, Louisa Hanoune indique que parmi les personnes qui avaient décidé de la destituer, elle et la direction actuelle du parti, certains ont rejoint d'autres formations politiques et figurent même, précise-t-elle, sur leurs listes électorales en prévision de la prochaine législative.

« Je reste sereine »

Par ailleurs, Louisa Hanoune dit ignorer les raisons de ce « putsch ». « Ce sont eux qui prétendent que cela est relatif à la décision du parti de ne pas prendre part aux législatives de juin prochain. Ils prétendent également qu'ils seront bien récompensés lors de cette même échéance », explique-t-elle.

« Ce sont eux qui le disent, ce n'est pas nous », insiste-t-elle. C'est ce qui fait dire à Louisa Hanoune que « le système des quotas » est toujours de mise. Enfin, Hanoune se dit sereine et annonce des procédures contre ces personnes qu'elle accuse de « faux et usage de faux ».