Les ressortissants algériens résidant en Grande-Bretagne, bloqués depuis le 26 février en zone internationale de l’aéroport Paris Roissy-Charles-de-Gaulle comptent saisir le Conseil d'Etat français. En effet, après avoir passé 40 jours sans qu'aucune solution ne soit trouvée à leur situation, ils vont faire appel à la justice, selon leurs avocats qui se sont exprimés, ce mercredi 7 avril, dans les colonnes du journal Liberté.

Ainsi, afin de débloquer une situation qui tourne au calvaire, les avocats des ressortissants algériens comptent saisir la justice. Maître Alexandre André et sa consœur Karima Hadj Saïd ont décidé de faire des recours devant la justice française. Ces recours concernent notamment les décisions rendues en faveur d’Air Algérie et du ministère français de l’Intérieur.

Les avocats affirment également que si ces recours ne donnent pas gain de cause aux voyageurs bloqués, ils vont saisir le Conseil d’État français. Ils envisagent également comme dernier recours de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme. En attendant une issue à ce blocage qui perdure, les avocats ont demandé au gouvernement français de prendre des mesures pour faire sortir les passagers de l’aéroport et de leur offrir un hébergement provisoire.

Les passagers vivent un véritable cauchemar

Il faut signaler que ces passagers bloqués vivent un véritable cauchemar. Des personnes âgées, des malades et des enfants dorment à même le sol depuis plusieurs semaines. « Ça fait un mois et demi qu’on mange des repas froids. Certains dorment sur le sol, d’autres sur des chaises. Physiquement, on a mal au dos. Il y a la climatisation aussi. Le climat est très, très froid, surtout la nuit. Il y a des gens qui craquent chaque jour », racontait l’un d’eux, lundi 5 avril, à la chaîne de télévision française TF1.

Cette affaire a déjà été portée devant la justice française par ces passagers qui avaient décidé d’intenter un procès à Air Algérie. Une compagnie qu’ils accusent d’être derrière leur blocage. Leur requête a été, cependant, rejetée par le tribunal de Paris, qui a statué en faveur d’Air Algérie. S’estimant lésés, ces voyageurs se disent déterminés à faire valoir leurs droits. Ils espèrent qu’ils quitteront la France en direction de l’Algérie  avant le début du mois de carême.