La situation des ressortissants algériens bloqués depuis le 26 février en zone internationale de l’aéroport Paris Roissy-Charles-de-Gaulle n'est pas près de connaître son dénouement. Aucune solution ne se dessine à l'horizon. Les autorités françaises et algériennes ne semblent pas non plus préoccupées par le sort de ces familles livrées à elles-mêmes. C'est ce qu'a confirmé, mercredi 7 avril, l'ambassadeur d’Algérie en France dans une intervention sur les ondes de la Radio algérienne chaîne 3.

Ainsi, ces Algériens résidant en Grande-Bretagne restent à l’aéroport Paris Roissy-Charles-de-Gaulle en attendant une éventuelle décision de justice en leur faveur. Ce drame humain ne préoccupe décidément pas l'ambassadeur d'Algérie en France : « Ils s’entêtent à rester en zone internationale. Ils s’assument, ils assument, tout simplement », a-t-il déclaré à la Radio nationale.

Le fossé se creuse entre les ressortissants algériens et les autorités

Le fossé entre les revendications des ressortissants algériens et les autorités s'élargit de plus en plus. Chaque partie campe sur ses positions. L'ambassadeur d'Algérie en France a réaffirmé ses précédentes déclarations. « Ces vols de rapatriement (autorisations spéciales pour rentrer en Algérie, ndlr) ne les concernent pas. Ces vols de rapatriement concernent les gens munis d’un passeport établi en Algérie. Or, il s’agit de ressortissants établis en Grande-Bretagne », a-t-il rappelé. Il justifie la décision de ne pas rapatrier ces ressortissants par les recommandations du Conseil scientifique et avertit : « Faites attention, nous (avions) déjà deux cas du variant anglais » au moment de la suppression des vols.

De leur côté, les Algériens bloqués à l'aéroport refusent de rentrer en Grande-Bretagne. Après avoir passé 40 jours sans qu’aucune solution ne soit trouvée à leur situation, ils ont décidé de faire appel à la justice. Leurs avocats, Mes Alexandre André et Karima Hadj Saïd, ont décidé de faire des recours devant la justice française. Ces recours concernent notamment les décisions rendues en faveur d’Air Algérie et du ministère français de l’Intérieur. Si ces recours ne donnent pas gain de cause aux voyageurs bloqués, ils vont saisir le Conseil d’État français. Ils envisagent également, comme dernier recours, de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme.

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