Des étudiantes du département de langue et littérature amazighes de l’université de Batna n’ont pas trouvé comme moyen de riposte au refus des surveillants de leur permettre de tricher à un examen que de passer à l’agression physique.

Les faits se sont déroulés mardi 6 avril au département de langue et littérature amazighes de l’université Batna 1, lorsqu’une étudiante, prise en flagrant délit de triche à un examen, n’a pas hésité à agresser une enseignante chargée de la surveillance. Selon la même source, l’étudiante indélicate a commencé d’abord par crier à la face de l’enseignante, Meriem M., avant de passer à l’acte, en assénant à cette dernière des coups lui causant des blessures dans le dos.

Des blessures qui ont nécessité le transfert de la victime à l’hôpital, ajoute la même source qui a précisé que six autres enseignants, venus à la rescousse de leur collègue victime, ont subi, eux aussi, des agressions verbales et physiques de la part d’autres étudiantes, qui se sont « solidarisées » avec leur camarade tricheuse. Des scènes de violence qui se sont poursuivies durant plusieurs minutes avant que les responsables du département décident d’annuler l’examen en question.

« Coupables » d’avoir refusé la triche

Devant l’ampleur de l’incident qui a ébranlé l’université de Batna, les enseignants du département de langue et littérature amazighes ont observé le lendemain (7 avril), un rassemblement en soutien à leurs collègues agressés, tout en décidant de suspendre la surveillance des autres examens programmés au sein de leur département.

Les enseignants de ce département ont également exigé l’exclusion des étudiantes coupables d’agression sur leurs sept collègues et dénoncent le climat d’insécurité dans lequel ils exercent leur travail. Les protestataires ont même exigé l’installation de caméras de surveillance dans leur département, pour mettre fin à l’insécurité y régnant et surtout pallier le manque d’agents de sécurité. Pour ces enseignants, certains étudiants sont devenus une véritable source de violence, et ce qui s’est passé avec leurs collègues agressées n’est que le résultat du laisser-aller des responsables du département.

Pour sa part, dans une déclaration au même journal, le directeur de l’université Batna 1, le Pr Abdeslam Dif, tout en précisant s’être rendu au département où a eu lieu l’agression sur les sept enseignants, a assuré que « les étudiantes mises en cause seront convoquées devant le conseil de discipline ».

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