Le dossier de l’importation de véhicules neufs continue d’être géré dans l’opacité la plus totale. Les informations sont distillées au compte-goutte. Le ministre de l’Industrie reste silencieux devant toutes les rumeurs qui circulent. Cependant, il s’avère que les licences d’importation ne sont pas bloquées. C’est ce qu’affirme le journal El Watan dans son édition de mardi 13 avril.  

Selon la même source, la commission technique du ministère de l’Industrie a repris ses activités d’étude des dossiers des concessionnaires prétendant à l’importation de véhicules neufs. Une information confirmée par des opérateurs activant dans le secteur automobile. Cette commission va délivrer de nouveaux agréments provisoires dans les prochains jours, selon le quotidien francophone.

Ainsi, contrairement à ce qui a circulé, le nouveau ministre de l’Industrie n’a pas remis en cause les décisions de son prédécesseur. Il serait seulement question de mesures d’assouplissement qui seraient prises, comme revendiqué par les concessionnaires, concernant les cahiers des charges. En effet, des amendements seraient introduits dans le cahier des charges. Ils porteraient essentiellement sur les conditions d’éligibilité des concessionnaires du secteur de l’automobile. Selon les opérateurs, le nouveau cahier des charges n’obligerait pas le concessionnaire à posséder un showroom (pour l’exposition des voitures) d’une superficie de 6 400 m² au minimum, comme exigé dans le cahier des charges mis en place par les services de l’ancien ministre de l’Industrie.

Assouplissement du cahier des charges

L’autre amendement qui serait apporté concerne l’abrogation de l’article interdisant à des citoyens expatriés d’exercer l’activité d’importation de voitures. Une décision qui mettra certainement fin à la grande polémique suscitée chez de nombreux concessionnaires du secteur automobile en Algérie, au lendemain de la décision prise par l’ex-ministre de l’Industrie d’octroyer des licences d’importation de véhicules à neuf concessionnaires dans une totale opacité.
Il faut rappeler que l’opération d’importation de véhicules neufs a été gelée depuis deux ans. Ce gel a lourdement impacté le marché de l’automobile en Algérie. Même les prix des véhicules d’occasion ont flambé jusqu’à devenir inaccessibles à la majorité des Algériens.