La grève des employés d’Algérie Poste se poursuit ce samedi 17 avril pour le 5e jour consécutif. Ce débrayage, qui a commencé le 12 avril, persiste, malgré les menaces de la tutelle de licencier les travailleurs grévistes. 

Ainsi, les postiers ne comptent pas reprendre le travail avant la satisfaction de leurs revendications. Selon les publications des grévistes sur les réseaux sociaux, cette grève continue contrairement à ce qui a été annoncé par certains sites d'informations. Des images de bureaux fermés ont été partagées sur les réseaux sociaux.

Contacté par nos soins, le président du Syndicat national autonome des postiers, Mourad Nekache, a confirmé cette information. Il a affirmé que le nombre de postiers ayant repris le travail « sous la menace » était insignifiant. Mourad Nekache a également déclaré que le taux de suivi de cette grève avoisinait les 70 % au niveau national.

Les travailleurs d’Algérie Poste ne décolèrent pas

Les travailleurs d’Algérie Poste estiment que les mesures prises par leur direction sont insuffisantes. Ils continuent à réclamer notamment des libertés syndicales, la révision de la grille des salaires, la prime de rendement collectif et individuel, le réaménagement des horaires de travail pour aller vers 2 journées de repos hebdomadaire, comme dans tous les autres secteurs, l’avancement et la régularisation des faisant fonctions, ainsi que l’amélioration des conditions de travail.

Cette grève a produit un véritable malaise au sein d’Algérie Poste. L'entreprise avait carrément menacé les travailleurs grévistes de sanction allant jusqu’au licenciement. « Face à la poursuite du mouvement de grève illégal au niveau de certains bureaux de poste, ce qui a empêché les citoyens de retirer leurs salaires et leurs pensions, notamment en ce mois de ramadan, Algérie Poste porte à le connaissance des travailleurs grévistes qui ne rejoindront pas leurs postes de travail, que les procédures légales et organisationnelles en vigueur seront appliquées à leur encontre », écrivait Algérie Poste le 15 avril, en rappelant que cette grève était illégale.

De leur côté, les travailleurs ne décolèrent pas. Ils estiment que la direction d’Algérie Poste, par le déni des droits syndicaux aux postiers et la persécution des syndicalistes, a conduit à la situation actuelle.

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