Le gouvernement algérien semble décidé à libérer le marché automobile. Le ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, a fait savoir, jeudi 22 avril, que les concessionnaires pourraient commencer l’importation de véhicules « bientôt ».  

Lors d’une séance de questions orales au Conseil de la nation, le ministre de l’Industrie a expliqué que ses services ministériels étaient en train de réviser les décrets exécutifs publiés en 2020 devant régir l’industrie automobile et l’importation de véhicules neufs en Algérie.

« On a commencé par modifier le décret relatif aux concessionnaires, et le travail est presque achevé. Il sera bientôt publié, ce qui permettra de libérer un peu le marché des véhicules », a promis le ministre. Ce dernier s’est montré très optimiste en évoquant le nouveau cahier des charges, qui permettra, selon lui, de réguler le marché des véhicules en Algérie.

Au sujet des décrets relatifs à l’importation des chaînes et équipements de production rénovés dans le cadre d’activités de production de biens et service et la construction automobile, Mohamed Bacha a annoncé que ces dispositions « seront réétudiées ».

Le ministre de l’industrie souligne que l’Algérie  veut se lancer dans « une vision stratégique » de l’industrie. « C’est cette vision qui manquait au secteur de l’Industrie (…) », a-t-il estimé, rappelant que le secteur industriel ne contribue que de 5% au PIB.

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Des changements sur le nouveau cahier des charges

A souligner que le gouvernement a apporté de nombreux changements au nouveau cahier des charges destiné à l’importation de véhicules neufs par les concessionnaires. Parmi les amendements apportés, il est mentionné notamment l’annulation de la procédure d’obtention de l’agrément provisoire, précédemment mentionnée dans le nouveau cahier des charges.

Pour s’équiper d’un véhicule neuf, « toute personne physique » devra, désormais, passer par le circuit bancaire. L’article 16 précise à cet effet que « tout versement pour l’acquisition d’un véhicule neuf, doit être libellé et passer par le circuit bancaire et financier ».

Autre nouveauté, le concessionnaire qui n’honore pas son engagement contractuel, particulièrement en ce qui concerne les délais de livraison du véhicule, sera astreint à rembourser l’acompte du client auquel il versera également une indemnité. Le délai de livraison est maintenu à 45 jours et l’acompte à 10% du prix total du véhicule.

Sur le plan technique, les véhicules éligibles à l’importation seront pourvus d’une cylindrée s’étalant de 800 à 1 600 Cc. Au plan des dispositifs de sécurité, tous les véhicules importés seront équipés de l’ABS et des airbags frontaux. A partir de la cylindrée de 1.2l, le dispositif ABS sera couplé à l’ESP-ESC.

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