L’Algérie va exporter de l’oxygène médical vers la Tunisie afin d'aider le pays à surmonter la crise dont souffrent ses différents établissements hospitaliers. C'est ce qu'a indiqué, ce samedi 24 avril, le ministre tunisien de la Santé, Faouzi Mehdi, qui n'a cependant pas précisé s'il s'agissait d'une opération commerciale ou d'un don des autorités algériennes.

L'Algérie a accepté de venir en aide à la Tunisie afin de l'aider à sortir de la grave pénurie d'oxygène à laquelle font face ses hôpitaux. Interrogé à ce sujet, le ministre de la Santé, Faouzi Mehdi, a assuré, ce samedi lors d'une conférence de presse, que le gouvernement tunisien avait conclu un accord avec l’Algérie pour « l'importation d'importantes quantités de gaz destiné à la fabrication de l’oxygène utilisé dans la lutte contre le coronavirus ».

Faouzi Mehdi n'a, toutefois, donné aucun détail à propos des termes de cet accord qui aidera la Tunisie à dépasser cette crise. Il est à rappeler que l’Algérie avait décidé, le 6 février dernier, à l’occasion de la commémoration des événements douloureux du 8 février 1958, survenus dans le village de Sakiet Sidi Youssef, d’envoyer un convoi chargé de 11 tonnes de médicaments et de fournitures médicales anti-Covid-19 en Tunisie.

La situation sanitaire se complique en Tunisie

La situation sanitaire en Tunisie a empiré ces derniers jours. Dans son dernier bilan, le ministère de la Santé a fait état de 2 205 nouvelles infections au coronavirus et 107 décès. Cette donne rend la tâche très difficile dans les structures sanitaires qui se retrouvent débordées. Le ministre tunisien de la Santé, Faouzi Mehdi, a révélé, vendredi 23 avril, que le taux d'occupation en réanimation était de 92 % et que 85 % des lits d'oxygène dans les hôpitaux étaient actuellement occupés.

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Face à cette situation, le gouvernement avait annoncé, le 17 avril, de nouvelles restrictions pour freiner l'épidémie de coronavirus en fermant notamment les écoles ainsi que les universités. Il a été également décidé d'interdire la circulation des transports en commun et des voitures à partir de 19 heures et d'instaurer un couvre-feu de 22 heures à 5 heures.