C’est une première dans l’histoire du sport en Algérie. Deux joueurs de football se retrouvent derrière les barreaux pour avoir agressé des officiels lors d’un match de championnat. En effet, les deux joueurs, évoluant au DRB Tadjenanet, club de Ligue 2, ont été condamnés mercredi 19 mai à 18 mois de prison ferme. Les mis en cause ont été rendus coupables d’agression caractérisée sur les officiels du match ayant opposé leur équipe à celle de l’AS Khroub, pour le compte du championnat de Ligue 2.   

Le tribunal de Chelghoum Laïd, dans la wilaya de Mila, à l’est d’Alger, a rendu, mercredi, son verdict dans l’affaire de l’agression commise par H. Abdellali et M. Oussama, deux joueurs du DRB Tadjenanet, sur l’arbitre et des agents du service de l'ordre lors du match qui opposait leur équipe à celle de l’AS Khroub, pour le compte du championnat de Ligue 2, groupe Est. Reconnus coupables, les mis en cause ont été condamné à 18 mois de prison ferme par le même tribunal. Les deux joueurs ont été mis en prison à l’issue du procès, qui a marqué les esprits des présents, à commencer par les dirigeants de leur club, le DRB Tadjenanet. Ces derniers ont décidé de faire appel du procès, jugeant que « les deux joueurs sont innocents ».

Il s’agit de deux joueurs du DRB Tadjenanet

Les faits remontent au 1er mai dernier lors du match de la 14e journée du championnat de Ligue 2, groupe Est, qui opposait, au stade de Tadjenanet, le DRBT local à la formation voisine de l’AS Khroub. Une rencontre qui s’est soldée sur un nul (2 - 2) et qui a été marquée par de graves incidents au coup de sifflet final de l’arbitre ; à savoir l’agression sur l’arbitre du match et des agents de la police en charge de la sécurité sur le terrain.

L’arbitre et le délégué ainsi que les services de sécurité ont, par la suite, dressé un rapport détaillé sur les incidents avec un dépôt de plainte contre deux joueurs du DRBT, pour agression caractérisée sur les officiels. L’enquête des services de sécurité a abouti à l’établissement de l'implication de deux joueurs du DRBT, qui se retrouvent désormais derrière les barreaux.