Face à la colère grandissante de la communauté algérienne établie à l'étranger, notamment en France, contre les conditions d'entrée en Algérie, il semble que les décideurs veulent aller dans le sens d’allègement de ces dernières. C'est, en tout cas, ce qu'a laissé entendre le Pr Riad Mahyaoui, membre du Comité scientifique chargé du suivi et de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 en Algérie, ce lundi 31 mai, à la Radio locale de Sétif.

Riad Mahyaoui a réagi à la vague de colère qu'ont soulevée les mesures prises par le gouvernement le 24 mai dernier. Il a indiqué que son comité comprenait cette colère : « Nous leur demandons plus de patience et de coopération, et ce protocole est nécessaire pour les protéger ainsi que leurs familles, et nous sommes obligés de l’appliquer à des fins de prévention », a-t-il assuré. Et d'ajouter qu'« il est fort possible que nous revoyions les mesures que nous avons mises en place après l’ouverture des frontières, si nous constatons que les choses vont bien ».

Cette déclaration, qui présage l'assouplissement des conditions relatives à la réouverture des frontières aériennes, intervient au moment où la communauté algérienne en France monte au créneau pour dénoncer les conditions d'entrée en Algérie, qu'ils jugent draconiennes. En effet, les Algériens de France ont, à maintes reprises, interpellé les autorités algériennes sur la « nécessité de revoir les mesures inadmissibles » concernant les voyages en Algérie, à l’occasion de la réouverture des frontières.

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« Je veux revoir ma famille, mais pas à n’importe quel prix. Les dernières annonces concernant les conditions d’entrée en Algérie, à partir du 1er juin 2021, sont inadmissibles », s’offusque un ressortissant algérien devant le Consulat de Lyon. Ils sont des milliers à partager ce constat, surtout que les prix des billets annoncés par Air Algérie sont exorbitants.

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