Le taux de participations aux élections législatives du 12 juin en Algérie n’a pas atteint les 4 %, selon le décompte annoncé par le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi.

Lors d’une conférence de presse tenue en début d’après-midi, le président de l'ANIE a indiqué en effet que seulement 3,78 % des inscrits se sont rendus aux urnes avant 11 heures, sur l’ensemble des bureaux de vote du pays. Concernant la diaspora, son taux de participation est de l’ordre de 3,11 %, le vote ayant débuté le jeudi 10 juin pour les Algériens établis à l'étranger.

Selon le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), « le taux de participation aux élections législatives du 12 juin à l’échelle nationale est de l’ordre de 3,72%, selon le décompte effectué au niveau de l’ensemble des bureaux de vote à 11 heures ». Mohamed Charfi, a indiqué également lors d’un point de presse tenue en ce début d’après d’après-midi à Alger que le taux de participation des ressortissants algériens à l’étranger dont le vote a débuté jeudi 10 juin est de 3,11%.

Un taux de participation qui affiche clairement le ressenti des Algériens

Ce taux de participation aux législatives confirme le rejet affiché par une bonne partie des électeurs, même s'il faudra souligner que le taux pourrait évoluer d’ici la fermeture des bureaux de vote, prévue à 19 heures.

Pour rappel, quelque 24 millions d'Algériens sont appelés à élire les 407 députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) pour un mandat de 5 ans. Ils doivent choisir parmi près de 1500 listes, dont plus de la moitié s'affichent comme « indépendantes ».

C'est la première fois qu'un nombre aussi élevé d'indépendants se présente face à des prétendants endossés par des partis largement discrédités et jugés responsables de la crise dans le pays. Ces nouveaux venus, à l'affiliation floue, pourraient s'imposer comme une nouvelle force avec l'aval du pouvoir, qui a fait appel aux « jeunes » et encouragé leurs candidatures. D'autant que l'opposition laïque et de gauche, en perte de vitesse, a choisi de boycotter le scrutin. Quant aux vainqueurs des dernières législatives (2017), le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), associés à l'ère d'Abdelaziz Bouteflika, ils sont aujourd'hui déconsidérés.