La direction du Festival de Cannes a dévoilé, jeudi 24 juin, la composition du jury de la 74e édition qui se tiendra du 6 au 17 juillet. Parmi les sept noms révélés, figure celui d'un acteur franco-algérien. Ce dernier aura l’insigne honneur de représenter le pays de ses origines lors de ce périgueux festival mondial de cinéma.

Le jury du 74e Festival de Cannes, présidé par Spike Lee, a enfin été dévoilé. Ses membres viennent « de cinq continents et (sont) issus de sept nationalités », soulignent les responsables du festival dans un communiqué. Pour établir le palmarès final, le cinéaste américain pourra compter sur l'avis de l’acteur franco-algérien Tahar Rahim, la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop, la chanteuse Mylène Farmer, l'actrice Maggie Gyllenhaal et la réalisatrice autrichienne Jessica Hausner.

Le jury est également composé de l'actrice et réalisatrice Mélanie Laurent, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho et enfin de l'acteur sud-coréen Song Kang-ho. Tous devront désigner le successeur de « Parasite » de Bong Joon-Ho, couronné lors de la dernière édition (2019) qui a pu se tenir sur la Croisette. La tête d'affiche de ce succès planétaire, venu de Corée du Sud, Song Kang-Ho – l'acteur jouant le père de famille – fait partie du jury cette année. Il côtoiera Tahar Rahim, cet acteur d’origine algérienne et à la notoriété désormais internationale.

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Ses parents originaires de la ville d’Oran

Tahar Rahim, né le 4 juillet 1981 à Belfort, en France, a reçu le César du meilleur acteur 2010 pour le film « Un prophète ». Il est issu d'une famille de dix enfants, originaire d'Oran (son père y était professeur d'arabe avant de devenir ouvrier en France). Il grandit dans le quartier des Résidences à Belfort et passe son temps dans les salles de cinéma qu'il fréquente dès son adolescence.

Tahar Rahim trace maintenant sa voie à Hollywood, comme récemment dans « Désigné Coupable », où il joue un Mauritanien enfermé à Guantanamo, aux côtés de Jodie Foster. Sa carrière a pris une dimension internationale, grâce, entre autres, à son rôle du tueur en série Charles Sobhraj dans la mini-série Le Serpent (2021).

A l’affiche du cinéma français depuis 2009

Son premier grand rôle lui est donné par Jacques Audiard en 2009 dans « Un prophète » qui reçoit un accueil critique très favorable de la presse lors de sa présentation au Festival de Cannes, notamment pour sa performance d'acteur. Il y interprète le rôle de Malik qui lui vaut le prix du meilleur comédien européen 2009 et le prix Lumières du meilleur acteur en 2010, mais surtout le César du meilleur espoir masculin et celui du meilleur acteur lors de la 35e cérémonie des Césars, le 27 février 2010.

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En 2012, il fait partie du jury des longs métrages du Festival du film asiatique de Deauville, présidé par Elia Suleiman. Il partage aussi l'affiche du drame social « À perdre la raison », de Joachim Lafosse, avec Émilie Dequenne.