En plus des différents problèmes économiques et sociaux auxquels ils font face, des Algériens bloqués à l'étranger, notamment en France, souffrent de troubles psychologiques suite à la fermeture des frontières à cause de la crise sanitaire. C'est ce que révèle l'association des Algériens des deux rives et leurs amis (ADDRA) dans un communiqué.

La fermeture des frontières à cause du coronavirus n'a pas été sans conséquence sur la santé mentale de nombre d'Algériens restés bloqués en France. C'est ce qu'a indiqué le président de l'association ADDRA, Jugurtha Aiyed dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

« Ces circonstances ont plongé une grande partie des étudiants, des chibanis et des citoyens résidants algériens dans une détresse psychologique que les autorités algériennes peinent encore à mesurer », a expliqué le président de ladite association. « Après 17 longs mois d’attente, nous assistons impuissants à cette situation alarmante et importante des symptômes dépressifs chez notre communauté », ajoute la même source.

Jugurtha Aiyed a fait état de plusieurs cas souffrant de troubles psychologiques à cause de la fermeture des frontières, ces personnes sont prises en charge par son association. « Depuis, le début du confinement à ce jour, avec mon association nous avons accompagné plus de 250 personnes en détresse psychologique due à la solitude, l’isolement, l’extrême précarité financière et à l'incertitude de l'ouverture juste des frontières », a-t-il souligné.

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Appel pour la réouverture des frontières

Le même président n'a en outre pas omis de réitérer son appel pour la réouverture des frontières afin de permettre à ces Algériens de regagner le pays et retrouver les leurs. « J’implore autorités algériennes d’intervenir et adopter une réelle ouverture, graduelle et logique des frontières », a-t-il lancé.

Pour lui, les solutions existent pour aller graduellement à l'ouverture des frontières. « Il y a des solutions et des mesures efficaces qui permettent de bien contrôler le flux des voyageurs comme les tests PCR à l’embarquement et antigéniques à l’arrivée, avec le traçage et la quarantaine si nécessaire, à la charge du voyageur », suggère le président de l'ADDRA.