Une première dans les anales du judo algérien et l'une des rares au plan mondial. Un judoka algérien a décroché, le 4 juillet, à 80 ans, le 8e Dan du Kodokan japonais, attribué par la Fédération internationale de judo (FIJ). Une distinction jamais égalée dans cette discipline pour un athlète algérien.

À 80 ans,  Maître Ahmed Hifri le doyen des judokas algériens a décroché, le 4 juillet dernier, le 8e Dan du Kodokan japonais. Selon Le Quotidien d'Oran du mardi 6 juillet, la huitième Dan que vient de décrocher Maître Ahmed Hifri, est appelée Hachidan en japonais, et elle est considérée comme l'un des plus hauts grades du judo mondial.

Maître Ahmed Hifri, le doyen des judokas algériens

Cette consécration historique est une juste reconnaissance pour Ahmed Hifri, qui a consacré toute sa vie au sport et au judo en particulier. Il était le fondateur de la première équipe nationale algérienne de judo, dont il a été l'entraîneur de 1971 à 1975. Il a été également directeur sportif au sein de l'Union africaine en 1973 et expert à la Fédération internationale de judo (FIJ).

Au Japon, pour ne citer que cet exemple, les anciens coéquipiers de Hifri sont des professeurs reconnus et respectés. Certains occupent, à un âge avancé, des fonctions importantes. On comprend alors son amertume d'être mis à la retraite et qui plus est, avec une pension en inadéquation avec sa carte de visite et ses états de service.

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 « Le judo, c'est mon univers », explique Maître Ahmed Hifri

« J'estime qu'il existe chez nous des hommes de grande valeur, mais malheureusement méconnus. On doit tout faire pour la grandeur et la renommée de notre beau pays. Le judo, c'est mon univers. C'est plus qu'une discipline, c'est une philosophie », témoigne la légende vivante du judo algérien dans les colonnes du Quotidien d'Oran.

Ahmed Hifri, né le 25 décembre 1940, est un Maître de judo algérien et expert à la Fédération internationale de judo (FIJ). Diplômé de l’Institut allemand de Sport de Leipzig D.H.F.K (Allemagne) 1968 et de l’Université japonaise de Tenri en 1971, il réside actuellement dans la ville d'Oran qui est sa ville natale.

Fondateur de la première équipe nationale algérienne de judo

Sélectionné pour les Jeux africains de Brazzaville (Congo) en 1965 et fondateur de la première équipe nationale algérienne dont il a été l’entraîneur national de 1971 à 1975, il sera aussi directeur sportif de l’Union africaine de 1973 à 1994 et de l’Union méditerranéenne de 1990 à 1994 ainsi qu'expert du CIO pour l’encadrement des stages de la solidarité olympique.

Il s'est notamment distingué en étant arbitre mondial catégorie A, dirigeant la première finale intercontinentale à Paris en 1985 et membre du Jury international des Jeux olympiques de 1980, 1984, 1988 et 1992 et l’homologation de la salle des JO d'Atlante en 1996:

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Ahmed Hifri a aussi été membre de la Fédération internationale de Judo pour l’organisation des championnats du monde de 1978 à 1994. Maître Hifri avait constitué la première équipe multiraciale de l’Afrique du Sud en 1993.