Depuis la réouverture partielle des frontières aérienne le 1er juin dernier, les ressortissants algériens établis à l’étranger ne cessent d’interpeller les pouvoirs publics pour réclamer la prise en charge de leurs doléances concernant les conditions de voyage vers l’Algérie.

Des vols commerciaux (aller-retour) sont autorisés, depuis le 1er juin dernier, de et vers six pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Turquie et la Tunisie. Toutefois, le programme de dessertes autorisé par les autorités algériennes est loin de répondre aux attentes de la diaspora algérienne.

Au manque de vols, s’ajoute l’épineuse question de la rareté et surtout de la cherté des prix des billes. Les Algériens de l’étranger dénoncent également le confinement qui leur est imposé à leur arrivée au pays. Un confinement obligatoire de cinq jours, dont le prix est à la charge du voyageur.

Des députés de l’émigration reçus par Ramtane Lamamra

Une situation qui a fait que les ressortissants algériens ne cessent d’interpeler les hautes autorités du pays, afin de revoir la stratégie inhérente aux voyages vers l’Algérie. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’un groupe de députés a saisi le nouveau ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.

Reçus lundi 12 juillet à Alger par le représentant du gouvernement, les députés à l'Assemblée populaire nationale (APN) représentant la communauté nationale établie à l'étranger ont saisi l’occasion pour lui  transmettre les préoccupations de leurs concitoyens de la diaspora.

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« Pour une réouverture totale des frontières »

Le député Bekhedra Mohamed a précisé que cette rencontre était une occasion pour « transmettre les préoccupations les plus importantes de la communauté nationale à l'étranger, en tête desquelles l'examen d'une éventuelle réouverture totale des frontières avec le respect des mesures de prévention en adéquation avec la crise sanitaire actuelle ».

Le député a souligné que « les circonstances actuelles sont favorables à la prise de telles décisions, la majorité des membres de la communauté ayant une culture sanitaire et se sont fait vacciner contre la Covid-19 ». Les représentants de la communauté à la chambre basse du Parlement ont soulevé, ajoute l'intervenant, « le problème de cherté des billets d'avion ».

Selon le député Toufik Khedim (zone France), les élus ont « beaucoup insisté sur la question des frontières fermées et la nécessité de les ouvrir d’urgence, tout en demandant que cette inquiétude soit transmise en urgence au président de la République », écrit-il dans un message publié le 12 juillet sur sa page Facebook.

Le problème de cherté des billets d'avion vers l'Algérie soulevé

« Nous avons envoyé un message disant que les Algériens de l’étranger sont conscients de la gravité de la situation sanitaire et s’engagent à respecter les mesures sanitaires. Il n’y a donc aucune justification à fermer les frontières. Les frontières doivent être ouvertes rapidement, dans le respect des conditions en vigueur au niveau international », a ajouté le député.

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Le nombre de vols insuffisant comparé à la demande de la diaspora algérienne

Pour rappel, le député Bekhedra Mohamed, représentant de l’émigration pour la zone France, a saisit le chef le de l’État Abdelmadjid Tebboune, sur le sujet à travers une vidéo publiée le 10 juillet dernier. Il a ainsi soulevé le problème relatif au nombre de vols qu’il juge insuffisant par rapport à la forte demande exprimée par la communauté algérienne établie en France. « Deux vols hebdomadaires entre Paris et Alger, ce n’est pas suffisant pour répondre à la demande de la diaspora qui souffre de ce problème », a-t-il déclaré.

Mohamed Bekhedra a demandé également au chef de l’État de suspendre le confinement obligatoire pour les passagers vaccinés. Il a aussi évoqué le prix du billet qu’il a jugé cher et qui n’est pas à la portée de la diaspora. « J’ai moi-même payé 700 euros pour venir en Algérie. Pour certains dont les revenus sont à 800 euros mensuels, c’est beaucoup », a-t-il dit.