Quatre ressortissants d'origine algérienne ont été interpellés en France pour avoir égorgé deux moutons en pleine rue. Les deux bêtes ont été découvertes dans le quartier Bellevue, à Nantes, mardi 20 juillet, jour de l’Aïd-el-Kebir. En France, seuls les abattoirs agréés ont le droit d’effectuer les sacrifices des animaux y compris pour la célébration de la fête de l'Aïd par les musulmans. 

À l’occasion de la fête de l'Aïd al-Adha, célébrée le 20 juillet dernier, quatre hommes d’origine algérienne ont décidé de sacrifier deux moutons, comme le veut la tradition de cette fête musulmane. Les quatre hommes ont décidé par la suite d’accrocher ces animaux, la gorge coupée au préalable, sur un grillage à Nantes, selon une source policière citée par Ouest-France le 21 juillet.

Quatre Algériens interpellés par la police pour avoir égorgé deux moutons en pleine rue à Nantes

Repérés par les forces de l’ordre, les quatre hommes ont été interpellés vers 11 h 25. Les mis en cause, présentés par la même source comme étant « d’origine algérienne » ont expliqué avoir acheté les bêtes au noir à un éleveur. Un troisième mouton, vivant, se trouvait dans un fourgon stationné à proximité. Le mouton qui n’a pas été tué a été confié à une association de protection animale.

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Les quatre Algériens ont reçu une convocation pour se présenter devant le tribunal

Les interpellés « ont assuré que les moutons n’avaient pas souffert dès lors qu’ils étaient tournés vers la Mecque quand l’égorgement a eu lieu », précise une source proche du dossier. Les quatre ressortissants algériens ont accroché les deux bêtes égorgées sur un grillage afin de « les éviscérer plus facilement », selon leurs explications. Ils ont toutefois reconnu les faits et ont reçu une convocation devant le tribunal.

L’abattage rituel des moutons pour les fêtes musulmanes, qui consiste à ne pas étourdir l’animal avant sa mort, est autorisé en France par dérogation de la loi. Seuls les abattoirs agréés en ont la possibilité. Des sacrifices halal du mouton sont parfois pratiqués par les familles qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas acheter la viande chez le boucher.

Ils risquent 15 000 € d’amende et six mois d’emprisonnement

L’abattage hors structure officielle est interdit en France et passible de 15 000 € d’amende et six mois d’emprisonnement selon l’article L237-2 du code rural. Les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur ont diffusé un guide pratique qui regroupe l’ensemble des mesures et interdictions. De nombreux pays européens, dont la Finlande, la Grèce, le Danemark, le Luxembourg ou la Suisse, interdisent totalement ces pratiques.