La compagnie aérienne Air Algérie compte lancer un plan de restructuration afin de faire face aux pertes astronomiques que lui a causé la crise sanitaire liée à la Covid-19, indique le site arabophone Echorouk.

Air Algérie a subi des pertes d'environ 60 milliards de dinars. Le ministère des Transports a commandé auprès de Mahmoud Mehalli, consultant international en aéronautique et membre de la Chartered Transport Institute ainsi que de la British Aviation Consultants Association, un véritable plan de sauvetage. Cette étude estime que le pavillon national a besoin d'un changement dans la gestion.

Comment sauver Air Algérie ?

Selon le rapport présenté par le consultant Mahmoud Mehalli, Air Algérie devrait améliorer ses services. Que ce soit à bord de ses avions ou au sol. La compagnie doit agir vite dans son processus de changement pour sortir de la grave crise qui la secoue depuis la fermeture des frontières le 17 mars 2020, en raison de la propagation de la pandémie du Covid-19.

Les deux priorités de la compagnie aérienne algérienne sont la baisse des prix de ses billets et les retards que connaissent régulièrement ses vols. Ce sont ces deux paramètres que les clients de la compagnie ont toujours dénoncés publiquement, beaucoup ayant assimilé les prix des billets à du « vol ».

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La compagnie algérienne doit améliorer sa compétitivité

Le même rapport invite Air Algérie à améliorer sa compétitivité à l'international en améliorant ses prestations au sol, notamment la qualité de l'accueil des voyageurs au niveau des desks et des agences de la compagnie.

En outre, Air Algérie devrait apprendre à agir dans le sens d'un renflouement de ses caisses. Elle devrait aussi apprendre à économiser de l'argent. Pour cela, le rapport du consultant Mahmoud Mehalli fait certaines recommandations dans ce sens, comme la proposition à la vente de certains produits à bord de ses avions.

Air Algérie doit réduire ses dépenses et renflouer ses caisses

Aussi, la gestion de ses ressources humaines devrait connaître un profond changement dans l'objectif de baisser les dépenses astronomiques de la compagnie. Par exemple, Air Algérie ne devrait plus recruter en Algérie pour ses représentations à l'étranger. Ce sont les Algériens de la diaspora qui seraient embauchés directement afin de réduire les surcoûts, notamment de l'hébergement.

Plusieurs autres propositions figurent dans le rapport du consultant en question. Et elles visent toutes à réduire les dépenses de la compagnie et à renflouer ses caisses. C'est que perdre 60 milliards de dinars (soit 6'000 milliards de centimes) peut amener la compagnie à faillite. D'ailleurs, tout plan de sauvetage ne peut réussir sans l'intervention impérative des pouvoirs publics. Parce que seul l'État peut empêcher Air Algérie de mettre les clés sous la porte.